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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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LA COMMUNE.

attribuées à la lâcheté des troupes de l’émeute ouà leur lassitude, ou bien encore à leurs habitudesd’ivrognerie, qui trouvaient de préférence à sesatisfaire dans cette journée du dimanche, géné-ralement consacrée par elles à l’oisiveté et aux li-bations? Quoi qu’il en soit, il est certain qu’unepanique se manifesta dans les rangs des arméesinsurrectionnelles au milieu de la journée du di-manche 21 mai. Vers trois heures, les rempartsn’avaient ni sentinelles ni défenseurs. Un citoyenhonnête et courageux, simple piqueur au servicede la ville de Paris, M. Ducatel, s’aperçut de cefait à la fois si grave et si heureux. Il s’avançajusqu’à la porte de Saint-Cloud au Point-du-Jour,sans avoir été inquiété, et montant sur le rem-part, il fit des signes à nos avant-postes avec unmouchoir blanc à la main. Un officier de marine,M. Trêves, qui se trouvait dans la tranchée, ac-courut à cet appel; M. Ducatel lui fit connaître enquelques mots l’état des choses, offrant de guiderles troupes et indiquant le moyen d’entrer dans laplace par la porte du Point-du-Jour. Le comman-dant Trêves pénétra le premier dans Paris; il futbientôt suivi par le bataillon de garde aux tran-chées, qui appartenait au 37 e de marche de la di-vision Vergé, et un sous-officier de ce bataillonplanta en même temps le drapeau tricolore sur lesmurs de la ville reconquise. C’était là un résultat