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OPÉRATIOXS DE L’ARMÉE DE RÉSERVE.
' Sèvres, où il y avait un grand encombrement detroupes et de matériel de guerre. La nuit étaitsombre et calme; on n’entendait qu’une fusilladetrès-lointaine et peu nourrie, ce qui donnait àsupposer que les chances de la lutte nous étaientjusqu’alors favorables. Il fallut de grands effortset même des travaux de déblaiement immédiatspour faciliter le passage des troupes qui s’accu-mulaient à tout instant plus nombreuses sur lemême point. Vers deux heures du matin, le com-mandant en chef rentra de nouveau dans Paris;la division Vergé l’y avait précédé, et la plusgrande partie de la division Bruat y pénétra enmême temps que lui. L’infanterie de marine oc-cupa le viaduc d’Auteuil, et la brigade Langou-rian, de la division Bruat, passée sur la rivegauche de la Seine, donna la main aux troupesdu général de Cissey, qui entraient dans la placepar la porte de Sèvres, au débouché de la routed’Issy (rive gauche).
Cependant la division Vergé avait gagné duterrain et s’était même emparée d’une formidablebarricade qui fermait le quai à la hauteur de larue Guillou et du parc de la maison de santé dudocteur Blanche. Cette barricade était très-puis-sante par l’épaisseur de ses parapets et surtoutpar la profondeur de son fossé. Elle était armée
de trois pièces de gros calibre qui restèrent entre
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