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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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LA COMMUNE.

à tenter l’attaque des barricades. Quand il futréuni en nombre suffisant, il remonta par lesrampes du quai, et se précipitant au pas decourse, il enleva, dans son irrésistible élan, lesbarricades et les maisons. Les fédérés prirent lafuite, mais les nôtres ne purent les poursuivreque jusqu’à Mazas, où ils se trouvèrent arrêtéspar la seconde ligne de défense.

Dans celte même journée, la division Vergéavait procédé à de longs et pénibles travaux d’ap-proche. La place de la Bastille, qu’elle devait en-lever, était défendue par de formidables barri-cades armées de canons. La gare de Vincennes,qui domine la place, constituait pour les fédérésun réduit excellent ; la terrasse du premier étageétait garnie de gardes nationaux, et la place elle-même avait une forte artillerie qui commandaittoute la rue Saint-Antoine, protégée en outre pardeux énormes barricades, l’une au coin de laplace et la seconde à la hauteur de la rue Castex.Ces barricades avaient aussi du canon. Toutecette artillerie rendait inabordable l’accès directpar la rue, d’autant plus qu’on ne pouvait la con-tre-battre utilement, à cause du tracé sinueux dela ligne des maisons. iYos batteries étaient obli-gées d’ouvrir leur feu à quatre cents mètres seu-lement, et elles ne devaient tenir, aune distanceaussi rapprochée, qu’après l’enlèvement par nos