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LA COMMUNE.
d’Austerlitz nous avait permis d’occuper les dé-bouchés du pont de Bercy. Les troupes de la bri-gade Derroja purent remonter jusqu’à la place 'Daumesnil et s’établir sur la voie du chemin defer, à l’endroit où elle se trouve au niveau du solde la place, qu’il était alors facile d’aborder en laprenant à revers. Ce mouvement ne pouvait êtreinquiété par le feu des maisons qui bordent laligne, parce qu’elles sont dominées par elle. Kostroupes s’avancèrent avec beaucoup de vivacité etsurprirent la gare et la place, pendant que la di-vision Vergé prononçait son attaque par l’entréede la rue Saint-Antoine. A la fin de la journéenous étions complètement maîtres de cette impor-tante position.
D’autre part, sur la gauche, le l or corps avaitpu se porter jusqu’aux Magasins généraux et àl’abattoir de la Villette, d’où il couvrait les bords ducanal, interceptant ainsi le passage aux fuyardsfédérés. Enfin, les corps des généraux Clinchantet Félix Douay s’étendaient tout le long du boule-vard Richard-Lenoir, depuis le commencementdes voûtes du canal jusqu’à la place de la Bastille,où elles vinrent se relier aux troupes du généralVergé.
Pendant cette marche en avant, le général com-mandant l’armée de réserve avait, pour mieux ensurveiller les mouvements, porté successivement