Buch 
L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
Entstehung
Seite
342
JPEG-Download
 

342

LA COMMUNE.

les autres de nombreuses barricades, dispersantles rassemblements, prenant et réunissant, pourles envoyer dans les arsenaux de l’Etat, tout cequ’elles trouvaient d’armes et de munitions dansles maisons du quartier ou sur les prisonniers quitombaient entre leurs mains.

Il s’agissait, en effet, de reprendre sur tous lespoints les canons, les fusils et les munitions detous genres que la Commune avait distribués ouutilisés. Jamais, à aucune époque, une émeute nes’était produite dans de telles conditions, jamaisaucune n’avait eu à sa disposition une telle quan-tité de moyens de défense. Les armes que la révo-lution du 18 mars avait livrées aux insurgés étaientinnombrables; on avait pillé tous nos parcs, toutesnos réserves, tous nos arsenaux. Beaucoup defédérés avaient reçu plus d’un fusil, soit que laCommune leur en eût donné plusieurs, soit qu’ilsen eussent soustrait en dehors de celui auquel ilsavaient droit. Il fallait donc profiter de la terreurque la déroute des derniers jours avait jetée parmiles insurgés pour leur faire aussitôt restituer àl’État les armes et les munitions qu’ils possédaientencore. L’opération avait d’ailleurs commencédepuis la veille au faubourg Saint-Antoine, oùelle se poursuivait avec une inexorable rigueur.L’établissement sur ce point d’un dépôt d’armesétait indiqué d’avance. Les fédérés avaient évacué