LA COMMUA’E.
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ment soutenue autour de la mairie : Delescluze,délégué à la guerre, et qui imprima à la résistancetoute la vigueur cruelle et haineuse qui l’animait,fut tué sur la barricade qui défendait ce dernierrefuge officiel de l’émeute. Plusieurs chefs de laCommune avaient encore trouvé la mort surd’autres* points : Dombrowski avait été frappémortellement rue Alyrrha; Raoul Rigault avaitégalement succombé; Alillière, Tony-AIoilin, etc.,pris les armes à la main, avaient été fusillés aprèsun jugement sommaire. On a encore signalé lamort, pendant la lutte, de différents personnagesmarquants de la Commune ; mais il est bien diffi-cile, même aujourd’hui, de certifier que le faitsoit exact, quelques-uns d’entre eux qu’on disaittués — Jules Vallès, par exemple — ayant depuisreparu; d’autres, au contraire, comme FélixPyat,dont la mort n’a pas été annoncée, et dont cepen-dant le sort a pu jusqu’à ce jour demeurer inconnu.Quant aux troupes mêmes de la Commune, ellesfirent de nombreuses et graves pertes, surtoutdans les derniers jours, où leur résistance futencore plus désespérée et plus vive.
D’après une convention verbale conclue entrele prince de Saxe, commandant en chef de l’arméeallemande, et le maréchal de Alac-AIahon, lesPiussiens avaient un peu avancé leurs avant-postes de manière à intercepter le passage à toute