OPÉRATIONS DE L’A U AI ÉE DE RÉSERVE. 353
la forme et du calibre. L’ancien fusil à piston do-minait surtout dans ce nombre, où figuraient éga-lement les fusils perfectionnés par les systèmesSnider et Remington; en un mot, tous les fusilsde guerre se trouvaient représentés dans cet im-mense arsenal. Dès que ces fusils étaient réunisen quantité suffisante, enregistrés et comptés, ilsétaient chargés sur des camions et dirigés, les unssur la gare de Lyon, les autres sur Vincennes,pour être réintégrés dans les établissements del’Etat. La catégorie des armes blanches était en-core plus variée ; on y voyait des épées de sergentde ville, des sabres d’officiers, des poignards detoutes les formes, et jusqu’à l’ancien « briquet »du vieux et légendaire grognard, le tout assez gé-néralement en fort mauvais état. Les revolversseuls étaient en petit nombre; il était facile, eneffet, de mieux dissimuler aux recherches desarmes de cette dimension. Il faut peu s’alarmerd’ailleurs de les savoir conservées par leurs dé-tenteurs ; un pistolet ordinaire ou un revolverpeut servir à commettre un assassinat, un meur-tre isolé; mais il sera toujours une arme insuffi-sante en cas de révolution. Quant aux canons etaux munitions de toutes sortes trouvées à Relle-villc, on les évacua sur Vincennes; tous les atte-lages de l’artillerie de réserve furent employés ày diriger les approvisionnements d’obus, de pou-