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APPENDICE.
saire. La journée du vendredi 20 s’est passée dans cestiraillements; le samedi 21, les symptômes sont devenusplus menaçants, et le soir, les maires, réunis au gouver-nement, ont nettement dit à M. Troclni qu’il ne pouvaitconserver le commandement en chef. J’oubliais de direque la veille, vendredi 20, je les avais réunis, et que,dans une séance de cinq heures, on avait posé et discutéla question de la défense.
» M. Trochu déclarait qu’elle était désormais impos-sible, et qu’il était prêt à céder le commandement à l’of-ficier qui serait d’une opinion contraire. Le samedi, nousavons réuni les généraux qui nous semblaient les plusaudacieux, nous leur avons posé les mêmes questions,et nous avons reçu les mêmes réponses. Le soir, j’ai faitconnaître cette situation aux maires, et c’est alors quepresque tous, deux ou trois exceptés, ont exprimé celteopinion que M. Trochu devait se retirer, en gardant legouvernement de Paris et la présidence.
» Après leur départ à minuit et demi, la délibérationa commencé. M. Trochu avait supporté les duretés quilui avaient été dites, il avait montré un grand calme;avec nous il n’a pas été moins ferme à nous dire qu’ilne se démettrait pas, qu’il engageait le gouvernement àle remplacer, mais qu’il ne conserverait aucune de sesfonctions, hors celle de membre du gouvernement et endéclinant la présidence.
La discussion a été longue, confuse, orageuse. Ilfallait d’abord savoir si on le remplacerait et par qui.
Il y a un mois, je proposais le général Vinoy. A lasuite de bien des tergiversations il a été accepté, et nousl’avons nommé d’urgence sans le consulter. 11 était troisheures du matin. Au même moment, on vient nous ap-