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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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SIR LA NÉGOCIATION DE L’ARMISTICE. 439

un ordre écrit, [la cessation des hostilités sur toute laligne, qu’il a été question, pour la première fois, de ladésignation d’un négociateur militaire. Or à ce moment,les principales conditions de l’armistice étaient arrêtées,puisque M. Jules Favre avait écrit le 26 janvier, à septheures du soir, la lettre insérée plus haut et qui com-mence par ces mots :

« J’arrive à l’instant de Versailles; je suis tombé d’ac-» cord avec M. de Bismarck sur les principales questions» de l’armistice, etc. »

L’armistice, qui a mis fin au siège de Paris, était unacte nécessaire et que l’épuisement des vivres rendaitinévitable. Le Gouvernement de la Défense nationale,qui se trouvait dans Paris, exerçant le pouvoir suprême,en a assumé l’initiative, dirigé les débats, signé la con-clusion. Le commandement de l’armée n’y est intervenuque lorsque toutes les conditions principales étaient irré-vocablement arrêtées, et seulement pour régler quelquesdétails secondaires. Cette note n’a pour but que d’établird’une manière irréfutable ce fait positif, qui n’est pasd’ailleurs contesté parle vice-président du Gouvernementde la défense nationale.