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I1IST01HE NATURELLE.
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IlllTIEME ORDRE«
Cree par Linne et adopte par tous les naturalistes, Vordre des Lepidopteres est, sans contredit,l’un des plus naturels de la classe entiere des Insectes, et offre pour caracteres principaux : quatreailes recouvertes sur les deux smfaces de petites ecailles colorees et semblables ä une poussiere fari-neuse; trompe plus ou moins longue, roulee .en spirale; deux palpes plus ou moins releves, com-poses de trois articles et unseres sur me levre fixe; deux antennes de forme variable et toujourscomposees d'un grand nombre d'articles; une piece assez developpee, appelee pterygode ou epaulette ,situee ä la base des ailes superieures en dessus; abdomen constamment depourvu de tariere etayant toujours un oviducte dans les femelies; jamais que deux sortes d’individus: des mäles et desfemelles.
Ce sont des Articules ä metamorphoses completes: c’est-ä-dire que des oeufs sortent des larvesqui porlent le nom de chehilles, et qui ont toujours des pattes ecaüleuses ou vraies pattes, et despattes membraneuses ou fausses pattes; ces ehenilles se transforment dans un etat intermediaire,celui denymphe ou chrysalide, d’oü sortent, apres un temps plus ou moins long, les Insectespar-faits, qui portent le nom de Papilions. Ces derniers, dont l’existence est en general de peu deduree, ne se prolongeant guere au dela de l’epoque de la reproduction pour les mäles et de laponte des ceufs pour les femelles, vivent'du suc des vegetaux qu’ils sucent au moyen de leur spira-trompe, et, pour la grande majori te, volent avec la plus grande rapidite d'arbre en arbre ou de fleuren fleur. Les chenillesse developpent quelquefois en peu de temps : ce qui arrive le plus souvent,rnais d’autres fois eiles peuvent passer sous cet etat plusieurs mois; eiles se nourrissent habituelle-ment des feuilles des plantes, des tiges des jeunes plantes de divers fruits, et d’autres fois du boislui-meme, ou d’un grand nombre de graines. C’est ainsi que, tout recemment encore, M. II. Lucasa montre que les cheni 1 les d’une espece de Carpocapsa (C. Deshaisiana ), du Mexique , vivent dansles graines d’une Euphorbe, dans lesquelles elles se metamorphosent et qu’elles impriment meimeun mouvement tres-singulier ä ces semences. Les nymphes sont dans tous les Diurnes placees ä l’airexterieur et supendues par une espece de soie ä divers corps; dans les Crepusculaires et les Noctur-nes, la coque qui les contient est plus generalement placee dans Vinterieur du sol, dans les troncspourris des arbres, etc. On connait un tres-grand nombre de Lepidopteres : buit ä dix mille ä' peupres, et on en trouve dans toutes les parties du globe, mais cest-surtout dans les pays chauds ethumides qu’on en prend davantage, et que se rencontrent les plus heiles et les plus grandes especes.En Europeon en a etudie pres de trois mille especes, et chaque jouron en faitconnaitre de nouvelles,principalement parrni les petits Nocturnes, que Von nomme habituellemeut Microlepidopteres; laFrance et l’Ällemagne sont tres-riches en Insectes de cet ordre. Les moeurs des Lepidopteres presen-tent des partiqularites des plus remarquables, et il en est de memo de leur Organisation.
Un grand nombre de naturalistes ont public des travaux descriptifs sur ces animaux, tant ä leuretat parfait qu’ä ceux de chenille et de nymphe; c’est dans les deux volumes de cette Encyclopedieconsacres ä cet ordre d’lnsectes qu’on trouvera des details interessant ä ce sujet, et que Von pourrase faire une idee generale des Papillons en etudiant les nombreuses figures qui illustrent le texte etqui serapportent ä Vallas. C’est dans ces volumes que nous faisons connaitre les Papillons utiles,comme le Yer ä soie, et ceux, en grand nqmbre, qui nuisent beaucoup ä Vagricullure.
Les elassifications proposees pour les Lepidopteres sont as^ez nombreuses; nous en citerons seu-lement deux. Dans la methode de Latreille, modifiee par les travaux de Duponchel, Treitscke, M. ledocteur Boisduval , Guenee , et de beaucoup d’autres entomologistes modernes; les Lepidopteres sont