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IIISTOIKE NATIJKELLK.
Le corps de ees insectes estde forme tres-variable, compose d’une leie, d’un llmrnx 011 poilrine,portant les Organes du mouvemcnt, et d’un abdomen ou ventre.
La tete porte les yeux, les anlcnnes generalement composecs de onze articulations, et la bouclwmodifiee suivant le genre de nourriture.
La bouche est composee de six pieces prineipales : dcux impaires, le Iribre ou levre supericure etla levre inferieure, et quatrc laterales (■ mandilmles et mäclwires).
Le tliorax ou poitrine est forme de trois partics qui portent chaeune en dessous une paire depalles. La premiere partie a regu plus specialement le nom de corsclet, et n’a aueune appendice endessus. Les deux autres donnent attache aux elytrcs et aux ailcs. Les pattes sont terminees par desarticulations auxquelles on donne le nom de larses.
Les sexes se distinguent ä l’cxterieur par des differenecs dans la forme des antennes, des pattes,des Segments de 1’abdomen, etc. Les femelles deposent leurs oeufs dans les endroits ou sur les sub-stanees oü les larves qui en naitront doivenl vivre. Ces larves different bcaucoup entre clles : en ge-neral, eiles sont comparablcs ä des vers; leur tele est ecailleuse, et clles sont ordinairement muniesde six pattes. II n’y a qu’un pelit nombre d’cntre elles qui soient depourvues de pattes, encore ont-elles en avant de petits mamelons qui en tiennent lieu.
Les metamorphoses de ces insectes sont completes, c’est-ä-dire que les larves provenant d’oeufsse changent, apres un temps plus ou moins long, en nijmph.es inactives qui ne conlinuent pas äprendre de nourriture, comme celles des Orthopteres , par exemple, avant de se transformer eninsectes parfaits.
Fig. 2. — Larve du Melolontha vulgari*.
Fig. 3. — Nymphe du Cerambym heros.
Le role que les Coleopteres jouent dans la nature est trfes-important et tres-varie; un grand nom-bre d’entre eux, et surtout ccux de la famille des Carabiques, sont destines ä detruire des quanti-tes considerables d’insectes qui attaquent les vegetaux; d’autres, les Necrophages, contribuent ädebarrasser le sol des animaux morts. Les uns n’ont pour mission que de hiter la decomposi-tion des vegetaux; les autres doivent limiter la reproduction de ces vegetaux en attaquant leursfeuilles, leurs tiges, et surtout leurs graines, si nombreuses dans certaincs especes. On verra, quandnous traiterons des groupes naturels qui composent cet ordre, que certaincs sous-divisions secomposent d’especes destinees ä detruire le bois mort; que d’autres n’attaquent que les vegetauxlanguissants et malades; que certaines families ne vivent qu’aux depens de groupes analogues desvegetaux, tcls sont les Bruches, par exemple, qui n’attaquent, en general, que les legumineuses.
Les Coleopteres sont tres-nombreux en especes, ce qui a necessite, dans ces derniers temps sur-tout, la creation d’un assez grand nombre de subdivisions pour en faciliter l’etude. Aussi la multi-plicite de ces divisions et subdivisions est-elle un sujet de plaintes continuelles de la part de eeuxqui n’btudient pas serieusement ces animaux innombrables. 11s disent que Linne etait beaucoup plusfacile ä comprendre que Latreille et les entomologistcs modernes, et ils ajoutent que la Science estembrouillee, et qu’il serait ä desirer qu’on en revint ä la simplieitc primitive, a la Classification lin-neenne. Mallieureusement ces desirs ne peuvent etre exauces, car le nombre des Coleopteres tendtous les jours ä s’accroitre, et, plus il y a d’espeees ä enregistrer, plus il est, necessaire de faire de