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Coléoptères.
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172 . UISTOIRE NATURELLE.

dos Dermestes; ce nest quc par lcs dfibris des substances quils rongent que lon peut s en a P er J eSvoir. Olivier dit quon les renconfre sur les fleurs dans leur etat parfait, et que, sils fr6que»t ßn jsubstances animales, cest seulement pour y deposer leurs oeufs. II est cependant bien prouve,que le fait remarquer M. Brull6, quils different en cela des Anthrenes, et que, pendant toute oUvie, on les rcncontre dans les meines circonstances, cest-4-dire dans les matieres animales p 111 ^

moins putrefiecs, et que, si quelquefois au contraire ils ont ete pris sur les fleurs, eela-ne Petre attr'ibue quau basard. La plupart dentre eux chercbent les lieux ecartes, malpropres, ®raissent fuir la lumiere; ils sont attaches au repos et ne se mettent en mouvement que lorsqu ° ntrouble en faisant du bruit autour deux et en touebant les corps qui les recelent. Rarenient ° a ^voit sur la surface de ces corps; enfonces dans Tinterieur, ils se derobent 4 nos regards et ^bient nc ^uittcr leur retraite quen tremblant, tant leur demarebe est incertaine et lim<d e - ^effet, ces Insectes sarretent au moindre bruit quils entendent, et reslent immobiles, cow 1116 .| SAnthrenes et les Byrrhes, alin dechapper au danger; sils croient navoir plus rien 4 craina r>^senfuient 4 la bäte jusqu4 ce quon leur oppose de nouveaux obstacles, auxquels ils sefforce tcore dechapper en cessant tout 4 coup leurs mouvements. Ils volent assez lourdement, et ceque rarement quon les voit se servir de leurs ailes. , e l

Les sexes, dans le Dcrmeslcs lardaritts, sont, ainsi que Ia fait observer M. le docteur Em® 1 ^

Rousseau ( Ann. Soc. ent. de Fr., 1858, Bull., p. 4111), facilement reconnaissables 4 une jjjo-larite remarquable. Les mäles, en effet, se reconnaissent 4 deux pores medians places SOUS l a ^ ufmen, Tun au troisieme et lautre au quatrieme Segment; ces pores sont tres-visibles; il y a a p 0 urdeux un bouquet de poils erectiles, et il sort de leur ccntre un petit corps egalement 6rec!iJ e - sles femelles, eiles sont privees de ces pores et de ces petits appareils. Ces particularites n o nlieu chez dautres especes de Dcrmeslcs. j ell r

Ces Insectes sont de coulcur sombre et prßsentent presque tous, sur diverses parties <*corps, des espöces de taches formees par des poils dun roux plus ou moins jaunätre. _

On signale aujourdhui une vingtaine despeces europeennes de ce genre, et lon en indiq 11 ®^outre, quelques-unes comme propres 4 lAfrique , 4 IAmerique et 4 la Nouvelle-Hollande. h ßS , cScspöces qui se trouvent le plus communement dans toute TEurope, qui ne sont pas rares daenvirons de Paris , et qui scmblent meme cosmopolites, sont les Dermestes lardarius, L* r ;jmurinus, Fabricius. Le premier, qui se rencontre en abondance dans les boutiques detenues malproprement, est noir, peu brillant, pubescent, fortement ponctue, avec une largegrise sur la base des elytres; le dessous du corps offre une bande plus claire que celle des eet nest pas, comme eile, marquee de petits points noirs; la longueur de cet Insecte est de ^quatre lignes et sa largeur dune ligne et demie. Le sccond est orne de poils bruns melaHs jjtpoils blancs, ce qui lui donne un peu la couleur dune Souris; les poils de dessous le cor Pf witJ-blanchAtres, et les pattes sont entierement grises; il est un peu plus petit que le Dermestes lM' cl jt .

Une autre espece du meme genre, le Dermestes vulpinus, Linne , qui se rencontre presq 11 .j ytout, nest pas moins nuisible que le Dermestes lardarius, car M. Weslwood nous apprend fl S)a une dizainc dannees eile causa de si grands ravages dans les magasins de peau de S» fqu une recompcnse de 20,000 livres sterling fut Offerte pour celui qui indiquerait un remede P4 anöantir cot Insecte. tviea"

Parmi les especes exotiques, nous ferons observer que deux appartiennent 4 la fois, selon U_ c j,4 TEurope et 4 1Amerique , savoir : le D. carnivorus, Fabricius, et le D. catta, Panzer; c ^tequon trouve dans les environs de Paris, a ete rapporte de Californie par Eschscholtz ; Tautiß ,, de 5en meme temps TAutricbe et Buenos-Ayres. On conijoit que cela peut facilement avoir li ßU P°Insectes qui ont le genre de vie des Dermestes, et que les voyageurs ont pu porter partoiRaurons encore occasion de le faire remarquer pour des especes de genres voisins. ,. [jßcO

Geoffroy appliquait ce nom 4 des Insectes qui sont rangds aujourdhui dans des genres

f> In mAme fnmilL* et dans dautres ffenres. se rannnrfnntn des fnmilles tres-differenteS,

de la meme famille, et, dans dautres genres, se rapportant 4 des familles tres-differentes?les groupes des Necrophore, Dryops, Elophore, Splieridie, Lycte, etc. j^i! 1

Nous rapproeberons des Dermestes le genre Dermophatjus (Jepaa, peau; oaqo, je mang e )> e(( jipar Dejcan (Calal. des Colcop., 1853); genre dont on na pas encore donne la caracteristifl uene comprend quune seule espece, le D. pcclinalus, propre 4 TAmerique boreale.

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