^ empßcha pas de l’appliquer ä des especes entierement depourvues de cette propriete, especes quic °nstituent le groupe qui nous occupe en ce moment, et de comprendre celles qui la possedent emi-Be mment dans son genre Meloe. Vient ensuite Fabricius, qui adopta la nomenclature de son maitre,6,1 retranchant toutefois du genre Meloe les Coleopteres vesicants par excellence, pour en faire le8®nre Lytta. Mais Olivier et Latreille retablirent les choses telles qu’elles devaient etre, en appelantelephores, d’apres Schceffer, de Geer, etc., les pretendues Cantharides de Linne et de Fabricius, etei1 restituant ce dernier nom, comme l’avait dejä fait Geoffroy, aux Insectes qui en etaient en pos-Sess '°n de temps immemorial. Cependant, tout rationnel qu’etait ce changement, il ne fut pas admisP®rles entomologistes collecteurs, qui forment la majorite,et la nomenclature fabricienne a prevaluc bez eux sur celle d’Olivier et de Latreille; mais l’autorite de la presque unanimite des naturalistesass ificateurs, celle de M. Lacordaire surtout, doit l’emporter, et le nom de Cantharis doit etres pecialement applique au genre qui a pour type la Lytta vesicatoria de Fabricius, tandis que celui6 'Telephons ou de Tkelephorus, comme l’ecrivent quelques auteurs, doit etre donne aux Can-lar is de Linne et de Fabricius.
Fig. % — Tclcpltorus fuseus. Fig. 5. — Ancyslrornjcha abdominalis.
Telephons melanurns.
’ 0S Telepbores ont le corps allonge, un peu deprime, mou. On les trouve en grande quantite,c BaBt le printemps, sur toutes sortes de vegetaux. 11s se nourrissent d’lnsectos, et sont tellement1 a ssiers, qu’on a vu des femelles terrasser leur male et leur ronger le ventre et les parties cliar-act ^ s cou. L’accouplement a lieu sur les plantes, peu de temps apres la metamorphose: pour cet,j. e> male se place sur le dos de la femelle, mais il a soin de choisir un moment favorable etOj: - er ^ e P r ecaution pourne pas etre de'vore. On trouve les larves dans le sable ou la terre humide;Qü’ n 1 " P ensa ' 1 qu’elles se nourrissaient de racines, mais, d’apres les observations recentes, on saitpho 6S S ° nt exc l us l vement carnassieres. On decrit pres de deux cent cinquante especes de Tele-eil J es > ^ui sont repandues dans toutes les contrees du globe, mais qui ont surtout ete observeesPar - Ur °P e et en Amerique . Parmi les especes qui se trouvent assez communement dans une grandePho * e ^’Europe, et qui ne sont pas rares aupres de Paris , nous citerons seulement : 1° le Tele -,, r ' [ us (Cantharis ) fuseus, Fahr., long d’un peu moins de 0 m ,050, ponctue, pubescent, d’un TtoirSUr a . re i 2° T. dispar, Fabr., long de 0 m ,080, noir avec la tote rouge, presentant une tache noirefahr 6 1 Vertex ; 3° T. lividus, Fahr., long de 0 ra ,08ö, plus pale que le precedent; 4° T. pellucülus ,^ab \° n ® ^ un P eu moins de O m ,OGO, noir, avec un duvet cendre sur les elytres; 5° T. nigricans,.
M ti CiWUS ’ Oliv.), long de 0 m ,060, d’un brun noir, etc.
(pp.' *■ Lacordaire donne la liste des especes de ce genre, et il les partage en especes europeennes,d e j a pf e et d’Asie , de Siberie , du continent et des archipels indiens et de Chine , de l'Australie etjj, 01 yuesie; africaines, de l’Amerique du Nord , des Antilles et de l’Amerique du Sud .espece* r< ^ S , < l ue ' < l ues auteurs recents, le nom de Telephorus doit etre exclusivement applique auxferneil S ^ Ul ont a tou tes les pattes le crocbet externe des tarses fortement dente ä la base dans les2’ >(1 ^ es et plus faiblement dans les mäles, et l’on doit en separer les Ancystronycha, Mcerkel (type,9°ny ? rntna ^ s > Fahr.), qui ont la dent tarsienne spiniforme, tres-forte chez les femelles, et les Hha-r aisse T' ^ sc ^ sc l'°l tz (type, T. obscura , Linne ), dans lesquels les crochets sont appendicules et pa-lomn n C0Inme fendus ä leur exlremite dans les deux sexes. Kirby y a aussi distinguc un genre Apo-ma ’ lui n’a pas ete adopte.