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Coléoptères.
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B4 . IIIST01RE NATURELLE.

brillantes. Enfin lOceanie, si eile est moins riebe en Cetonides, pcut le disputer pour la beaute desespeees avec les regions les plus favorisees sous ce rapport.

Fabricius ne formait dans toute cette tribu que les deux genres Cetonia et Trichius, qui sont de-venus aujourdhui des divisions ou sous-tribus speciales. Scriba, Iinocli, de Lamarck, AViedemann,Mac Leay, Lepelletier de Saint-Fargeau et Serville, y creerent successivement quelques groupes ge-ne'riques; mais MM. Gory et Percheron (Monographie des Cetoines et genres voisins, 1855), l esPremiers, s'occuperent veritablement dela Classification de ces Coleopteres , et, dans leur monogra-phie, ils decrivirent et figurerent beaucoup despeces nouvelles et porterent ä vingt-deux lenombredes genres. Depuis, cinq auteurs se sont occupes de la generalite de ces etres : l°Mac Leay ( On theCetonidse of Smitk-Africa, etc.), ä loccasion des espeees africaines, remania entierement toute latribu; 2° M. Burmeister ( Hanclb. der Entomologie, t. III) etudia tout le groupe, et porta le nombredes genres ä cent quinze; 5°M. Schaum (Annalecta entomologica et Ann. Soc. ent. de Fr., 1844)presenta quelques critiques sur le travail de M. Burmeister et donna beaucoup de remarques nou-velles; 4° M. E. Blanchard (Cat. des Col. du Museum) etudia de nouveau la matiere, et restreignitle nombre des genres, tout en en creant de nouveaux; 5° M. Th. Lacordaire (Gen. des Coleopteres ,t. IV) resuma les travaux de ses devanciers, et, avec sa sagacite ordinaire, limita considerablementle nombre des coupes generiques. A tous ces travaux nous pourrions joindre ceux dun gpandnombre de naturalistes qui ont fait connaitre des espeees et des genres nouveaux : nous aurons oc-casion de citer bientöt quelques-uns dentre eux.

Nous admettrons, dans la tribu des Cetonides, deux divisions bien tranchees ; les Cetonides vraiset les Tiuciutes.

l rc division, Cetonides vrais : epimeres mesothoraeiques interposes entre le corselet et les elytresvisibles d'en haut; elytres situees lateralement pres de la base; presque toujours wie saillie sternale;ecusson grand, en triangle rectiligne allonge. Cette division renferme les neuf dixiemes de 1*tribu, et principalement le genre Cetonia et tous les groupes qui en ont ete demembres. La classifi'cation, parmi ces etres, est des plus difficiles; M. Burmeister y admet quatre groupes principaux,quil subdivise ensuite en quinze groupes secondaires, puis en genres; M. Th. Lacordaire croit de-voir ny former que sept groupes, ceux des : Goliathides, Ischnostomides, Gymnetides, Macro-notides, Schkorhinides, Cetonides vrais et Cremastochüides, que nous allons faire connaitre eules disposant en un autre ordre.

1 er groupe, Cetonites : mandibules normales; mächoires ä lobe exterieur deute ou inerme; tetßmediocre ; chaperon souvent carre; corselet souvent echancre ä la base, laissant lecusson decouverten entier; saillie sternale plus ou moins forte, ordinairement dilatee en avant. On coinprc nC *dans cette division un assez grand nombre de genres et despeces, dont beaucoup sont remarquablc spar leur coloration, et qui sont repandus dans unc grande partie du globe, surlout en Afriquoaux Indes orientales.

Le genre typique est celui des CETOINES, Cetonia, cree par Fabricius ( Systema entomologiaux depens des Scarabseus, de Linne , et qui, partagö en un grand nombre de coupes generiqu 05est devenu la tribu actuelle des Cetonides. Ce genre est caracterise par son menton sinne ou enti&>rarement echancre; par son chaperon plus ou moins large, carre, un peu reborde sur /. sc iles; p* rson corselet trapezoidal , tres-echancre ä la base; par ses elytres paralleles ou ä peu pres, mu> lieSde quelques cötes; par ses piattes robustes, « tarses posterieurs plus courts que les jambes; p» 1 sasaillie sternale courte, etc. Ainsi restreint, le groupe des Cetonia, dans lequel M. Burmeistci tforme les genres Irichostetha, JEtiesca, Protsetia, Pachnona et Pdiabdotis, que M. Tb. Lacordair ß 1reunit, renferme encore de cent ä cent cinquanto espeees, toutes propres a lancien contincnt, d u11facies robuste, de couleurs tres-variees, et dont la taille dcscend rarement au-dessous de la moyen 110 '

11 est probable, comme Fa montre M. Schaum, que toutes les espeees fondecs par les auteurs, ^specialement par MM. Gory et Percheron dans leur monographic, ne doivent pas etre admise®,que plusieurs doivent 6tre reunies en une seule et meme especc. Parmi les exotiques, princip a _lement propres ii lAfrique , ä Madagascar et aux Indes orientales, on en connait de tres-bei>nos espeees europöennes, sans etre.aussi brillantes, sont parfois parees dassez jolies couleurs: 11