tales, presque toutes de petite taille, de couleurs assez foncees, vivant habituelleraent dans le sabledes bords de la mer, et faisant leur nourriture de toutes sortes de debris vegetaux et animaux.
On n’en connait que trois genres : TRACHYSCELIS, Latr., h tete tres-petite; antennes ayant uneforte massue ovoidedesix articles: deux especes seulement entrent dans ce genre; le type est leT. ophodioides, Latr., tres-petite espece commune sur les bords de la Mediterranee et du golfe deGascogne, glabre, d’un noir brillant en dessus, plus ou moins variee de testace pale en dessous,avec les cötes du corps et les pattes ciliees d’assez longs poils; l’autre espece ( flavipes, Meisheim)a ete decouverte en Yirginie. — AN EMI A, Cast. ( Cheirodes, Dej.), ä Ute presque aussi large que lecorselet, un peu echancree; antennes renßees äpartir du sixieme article : M. Th. Lacordaire ditqu’on connait huit especes de ce genre; eiles sont propres ä l’Europe , ä l’Afrique et aux Indesorientales, ressemblent ä de petits Aphodius, sont noires ou ferrugineuses, glabres et finement ru-gueuses en dessus et plus villeuses en dessous: le type est FA. sardous, Gene, de Sardaigne . —AMMOBIUS, Guerin (Ammophtorus, Lacord.), ä tete tres-courte, un peu voütee; antennes ä troisderniers articles elargies, formant une massue serree: une seule espece, le T. rufus, Latr., variantdu fauve plus ou moins vif au noir mat, et qui est assez repandue depuis le midi de la France jus-qu’en Algerie inclusivement.
Fig. 1-V4. — Phaleria cadaverina. Fig. 145. — Hippophloeus castaneus. Fig. 146. —Diaperis Upustulai».
2 e tribu, PiiALERioEs, ä antennes beaucoup plus longues que la tete, ä articles peu dilates; ma-choires munies d’un onglet.
Les Insectes de cette division, qui ne comprennent que deux genres propres ä diverses contreesde Fanden et du nouveau continent, ne different qu’assez peu des Trachyscelides, surtout par laconformation de leurs pattes; et M. Th. Lacordaire les reunit dans une meme tribu. Comme lesTrachyscelis, ils s’eloignent peu des bords de la mer, mais ils sont seulement moins fouisseurs etplus agiles dans leurs mouvements.
Le genre typique est celui des PHALERIA, Latr., ä corps ovalaire; jambes anterieures elargies äl'extremite : les Coleopteres de ce genre sont tous de moyenne grandeur, d’un fauve testace plusou moins brillant, que relAve habituellement sur cbaque elytre une tache noire ou brunatre, mallimitee et sujette a se reunir ä sa correspondante ou ä disparaitre tout ä fait: on trouve parfois unetache pareille sur le corselet, et les elytres sont striees finement; on en decrit une quinzaine d’es-peces de l’Europe meridionole, du nord de l’Afrique , du Cap, de Caramanie, des iles du cap Verl ,de Madagascar , de l’Amerique du Sud , du Chili , du Sitka, de Californie , etc.; l’espece la mieux etla plus anciennemerft connue est la Phaleria cadaverina, Fahr., tres-abondante sur les bords de laMediterranee, de l’Ocean et de la Manche, et qui ne se trouve pas sur les cadavres, comme devraitle faire supposer son nom, mais que Fon rencontre par troupes sur les fucus rejetes par la maree.— Cll/ERGDES, White, ä tete plus large que longue; pattes robustes; antennes de douze articlesseidement: une seule espece (C. trachyscelides ) assez semblable par la forme et la coloration äune Phalerie, et particuliere ä FAustralie.
3 e tribu, Rolitoph agiles, ä antennes ayant leurs derniers articles en massue, pouvant, dans lerepos, se cacher dans un sillon du corselet; palpes filiformes; pattes simples.
Les Insectes de cette tribu sont assez nombreux en especes, quoiqu’on n’en ait decrit qu’une assez
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