COLEOPTfiRES. 281
Un dernier genre quel’on a egalement place dans la famille des Paussiens, mais qui semble reel-lement ne pas y appartenir et devoir etre rapproche des Malachias, est celui des Megadenterüs,Westwood, ä corps petit, villeux; antennes avec le premier article recourbe, allonge : deuxiemeplus grand, arrondi, comprime: les autres articles courts, filiformes; elytres tres-molles; tarses decinq articles ä toutes les pattes. Deux especes, le Paussus flavicornis, Fahr., de Java, et le Mega -denterus Haworthii, Weslwood, dont la patrie est inconnue.
TRENTE-SEPTJEME FAMILLE.
MONOTOMIENS. MONOTOMI1. Nobis, 1859.
Corps allonge, depr irrte, souvent parallelipipede; tete un peu avancee en manidre de museau trian-gulaire, obtus, et retrecie anterieurement; antennes de dix articles, dont le dernier forme unemassue solide disposee eil boulon; palpes labiaux et maxillaires tres-petits, non saillants, de lameme grosseur partout; mandibules peu developpees; corselet separe de la tete par un etranglementcn sorte de cou dans lequel la tete peut s'enfoncer posterieurement, ou de la meme largeur, et n’enetant distinct quepar un tres-leger etranglement; pattes assez couries; tarses en general au nombrede quatre ä toutes les pattes, toujours entiers.
Notre famille des Monotomiens correspond au grand genre Monotoma, lei queLatreille l’a admiscomme subdivision primaire dans le Hegne animal, et ä la division des Monotomites de YHistoirenaturelle des Insectes de MM. Castelneau et E. Blanchard, editee par Dumeril . Cette subdivisionrepond aussi, en partie au moins, aux Colydiens d’Erichson. Nous devons avouer que les Monoto-miens constituent une famille incompletement caracterisee, et, des lors, assez peu naturelle, et quesi plusieurs des genres qu’elle renferme doivent rester places les uns ä cöte des autres, plusieursautres doivent aussi en etre eloignes pour etre ranges dans des familles tres-distinctes. Nous aurionsvoulu suivre ä cet egard la Classification d’Erichson ; mais cela nous a ete impossible, parce que nousavons surtout cherche dans cet ouvrage, comme nous l’avons dejä dit dans d’autres volumes,’ ä res-pecter, le plus que nous l’avons pu, la melhode de Latreille, si generalement suivie en France , etque, specialement ici, nous avons groupe les unes ä cöte des autres les petites familles qui consti-tuaient l’ancienne division des Xylophages. Nous savons l’inconvenient qu’il y a dans le genre deClassification que nous avons adopte, mais nous pensons aussi qu’il offre quelque a van tage ä uneepoque que nous pourrions dire de transition entre la methode de Latreille, ou tarsienne, et celleplus naturelle des entomologistes allemands, tirant sa caracteristique de l’ensemble des particularitesque presentent les Insectes, methode qui tend, avec des modifications plus ou moins profondesnon encore faites completement, ä etre generalement suivie. Parmi les motifs qui nous ont engageä poursuivre la voie dans laquelle nous etions entre des le commencement de cet ouvrage, nous di-rons seulement aussi que la trop grande multiplicite des familles nous semble un motif de confusion,et que, pour s’y reconnaitre dans le cbaos qui peut en resulter, pour laisser voir les liens qui unis-sent ces divisions les unes aux autres, nous avons cru utile de restreindre le nombre de cesgroupes primaires, et, au moins, de les reunir de maniere ä reconstituer generalement les anciennessubdivisions, plus connues vulgairement.
Ceci pose, nous devons revenir ä notre famille des Monotomiens.
Ces Insectes sont des Coleopteres de tres-petite taiile, qui vivent en general sous les ecorces desarbres, et que l’on rencontre aussi assez souvent dans les detritus vegetaux et animaux, soit en pleinair, soit dans les serres, les etables, et meme dans les fourmilieres. D’apres leur petitesse et la diffi-culte de les rencontrer, on comprend lacilement qu’on n’en connait qu’un nombre assez peu con-siderable d’especes, et que c’est principalement en Europe qu’on les a observes, quoiqu’il doivereellement en exister dans toutes les parties du monde, aussi bien dans les regions chaudes que
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