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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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un peu plus que les deux tiers de la longueur du bord antArieur; bord interne presque droit, un peuplus long que le bord apical; ailes inferieures subtriangulaires, ayant leur bord costal peu arquA;bord externe un peu tronque et festonne, ayant la meme longueur que le bord costal; pattes de lapremiere paire du male petites, poilues, avec les tibias presque droits et aussi longs que les femurs;tarses ayant les deux tiers de la longueur des tibias; pattes de la premiere paire de la femelle plusecailleuses et moins poilues, avec les femurs et les tibias ä peu pres de la meme longueur; tarses decinq articles, ayant les deux tiers de la longueur des tibias; pattes des deuxieme et troisieme pairesmediocrement longues, robustes et ecailleuses, avec les tibias de la meine longueur que les femurs,epineux; tarses Apineux, de la meme longueur et de la meine Apaisseur que les tibias; abdomen assezpetil.

Chenilles subcylindriques, ayant la tete cordiforme, et le corps garni d’epines rameuses ou detubercules epineux de diverses grandeurs, mais generalement assez courts.

Chrysalides anguleuses, auriculees anterieurement, et portant sur le dos une protuberance trös-pjononcAe et comprimAe latAralement; ordinairement ornees de taches metalliques

Les especes de ce gen re sont assez nombreuses, et sont repandues en Europe, en Asie , dans lesdes de l’archipel indien et dans l’Amerique du Nord ; eiles frequentent de prAfArence les allAes som-bres des grands bois, dans le .voisinage des eaux; eiles planentavec beauconp de legerete, et aimentä se reposer sur la terre humide. Parmi les espAces qui habitent l’Europe , nous citerons :

I. LUIENIT1S POPÜLl. I.innt.

Cette espece est propre aux contrees septentrionales de I’Europe, et habite les grands bois, oüil y a du tremble et du peuplier blanc. Elle n’aime que les chemins batlus, parce que, recbercbantla fiente des bestiaux, et surtout celle des vaclies, eile en trouve plus facilement lä qu’ailleurs. Ellefrequente les forets de CompiAgne, de Senlis, de Fontainebleau, d’Armainvilliers , de Senart: maiseile n’est pas tres-commune aux environs de Paris , Pour l’avoir fraiche, il faut se la procurer entrele 10 et le 20 juin. Elle plane plutöt qu’elle ne vole. On ne doit jamais la poursuivre, attenduqu’elle a l’habitude de revenir ä l’endroit d’oü eile est partie, et que, quand eile est posee, on peutla prendre ä la main, sans rendommager. La Chenille est verte, nuancee de feuille morte ou debrun violätre, avec la tete et la partie anale fauves ou rougeätres; la partie anale est un peu four-chue; le dos presente des eminences charnues et Apineuses, dont les deux anterieures plusgrandes,les deux posterieures un peu recourbees, un peu plus courbees en arriere. Ces protuberancessont lierissees de poils courts termines en massue. Elle vit sur le tremble (populus iremula) etsur les peupliers noir et blanc (populus alba et riujra). Elle se tient toujours ä la cime de cesarbres, et se cramponne si bien sur les feuilles a l’aide de la soie dont eile les tapisse, qu’il estpresque impossible de l’en faire tomber, quelque secousse qu’on imprime aux arbres. Aussi est-iltres-rare de se la procurer par ce moyen. La Chenille parvient A toute sa taille vers le 20 mai, etson Papillon parait du 18 au 25 juin, et quelquefois huit ou dix jours plus tard, suivant que le paysest plus ou moins froid. La chrysalide est ovo'ide, obtuse antferieurement, jaunätre, mouchetee denoir, avec une bosse arrondie vers lemilieu du dos

2. LIMENITIS SIBYLLA. Linnö.

La Chenille, parvenue ä toute sa taille, a environ quinze lignes de long. Elle est d un vert tendre kavec une raie blanche laterale, placee immediatement au-dessus des pattes membraneuses, et s’eten-dant sur lessept derniers Segments. Vue ä la loupe, sa peau parait finement chagrinAe; chaqueanneau,le premier etle quatrieme exceptes, est arme sur le dos de deux epines rameuses, tres-courtes sur lessixieme. septieme, huitieme, neuvieme et douzieme anneaux, et plus longues sur les autres, princi-palement sur le cinquieme. Deux rangees d’epines semblables, et encore plus courtes que les pre-mieres, se voient en outre de chaque cote du corps. Toutes ces epines sont vertes ä leur base, cou-