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I1IST0IRE NATURELLE.
que l’on tenlait. Aujourd’hui que la Zoologie appliquee est, oserons-nous le dire, de mode, peut-etredevrait-on essayer d’experimenter de nouveau; si, ce qui est certain, on ne tirait pas des cocons desAllacus une etoffe aussi belle que celle que donne le Sericaria mori, peut-etre en obtiendrait-onune autre Sorte d’etoffe qui, par sa grande solidite, pourrait egalement rendre de grands Services änotre industrie. La mutiere premiere ne manquera pas : plusieurs especes d 'Allacus se rencontrentcommunement dans presque toute l’Europe, et les arbres de nos forets peuvent leur donner une nour-riture abondante.; enfin, si' Ton n’est pas encore parvenu ä acclimater chez nous plusieurs grandesespfiees exotiques du meme genre, qui produisent une belle et bonne soie, peut-etre de nouveauxessais faits avec cette perseverance qui ne veut pas douter du succes auronl-ils un meilleur resultat.Nous avons voulu appeler l’attention sur 1’utilitA qu’auront peut-etre un jour les Altacus, de mämeque plusieurs autres Bombycites, et nous recommandons ce sujet important ä nos colleguesde la So-ciete entomologique, aux membres de la Societe imperiale zoologique d’acclimatation, et ä tousjessericiculteurs qui, par leurs travaux de cbaque jour, sont peut-etre, mieux que tout autre, ä meme deresoudre ce problüsme, qui pourrait etre utile ä toute l humanite.
Les espöces propres ä l’Europe sont les suivantes :
Le grand Paon de nuit, Geoffroy ( Allacus pavonia major, Linne ; Bombijx pyri, Hübner; Satur-nia pyri, Ochsenheimer) : Papillon dont l’envergure des ailes peut souvant atteindre 0“,14; ailesd’un gris nebuleux, avec l’extremite noirätre, terminee par une bordure d’un gris blanchätre, ayantvers leur milieu, dans un cercle noir, un ceil noir qui a sa prunelle en Croissant, presque transpa-rente; l’iris d’un fauve obscur, avec un demi-cercle blanc; des yeux situes entre deux lignes noirä-tres lavees de rose; les premiüres ailes ayant, outre la bordure, une tache triangulaire, noire. CeLepidoptere , que l’on ne voit que la nuit, a un vol lourd. 11 provient d’une trös-belle Chenille, assezgrosse, d’un beau vert, avec des tubercules d’un bleu de turquoise, surmontes chacun de sept poilsroides et divergents, dont celui du milieu, plus long que les autres, se termine par un petit bouton.^et qui vit principalement sur l’orme, mais qui se nourrit aussi de feuilles d’un assez grand nombred’autres arbres, et principalement de celles des poiriers, des pruniers, etc. Cette Chenille se trans-forme en chrysalide, renfermee dans un cocon forme d’une matiere soyeuse, grossiere, tres-resistante,et eile passe l’hiver sous cet etat pour se metamorphoser en Papillon au printemps suivant. (Voy.pl. 11, fig. 3, le Papillon; fig. 2, la Chenille.)
Dans ces derniers temps, notre collaborateur, M. H. Lucas, dans l’ouvrage de VExpedition scien-tißqne de l’Algerie , a d6crit, sous le nom de Saturnia Atlantica, une espfece tres-voisine de 1 'Atta-cus pyri, et qui n’en differe que par de legüres particularites; M. H. Lucas n’avait eu ä sa disposi-tion qu’une seule femelle; mais recemment M. Bruand a donne ä la Societe entomologique une no-tice sur deux individus mäle et femelle qui avaient ete recueillis ä Philippine par le capitaine Vielte.
Fig. 21. — Attacus petit Paon. (Femelle)
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Le petit Paon de nuit, Geolfroy (Allacus pavonia minor, Linne ; Bombyx pavonia minor, Fabricius;B. carpini, Hübner; Saturnia carpini, Ochsenheimer), et le moyen Paon (B. pavonia media, Fabri-cius; A. et Saturnia media ou Altacus spini, Borckhausen); tous deux ressemblant beaucoup, enpetit, au grand Paon de nuit; mais ayant une taille beaucoup moins considerable, offrant contme luiun oeil sur chaque aile, et en dil’ferant surtout par la coloration et les dessins des ailes; les Che-