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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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Linne, en Gtablissant le genre Phalcem, avait bien compris qu’il ne pouvait exister sans division,et lui-meme, en formant son groupe des Phalcence nocturnce, creail en quelque sorle le genre Nociua,qui depuis est devenu la famille entiere des Noctueliens; mais il y comprenait, en outre, d’autresLepidopteres , tels que leCossH«, etc. Fabricius fonda definitivement le genre Nociuelle (Nociua) d’a-presles bases dejä etablies par Linne , et il y indiqua cinq familles, formees sur le port des ailes.Lenonibre des esphces venait chaque jour ä augmenter, etOlivier, qui en decrivil quatre cent cinquante-neuf, les placa ebcore dans les cinq divisions fabriciennes; mais des lors on vit que ces divisionsetaicnt insuflisantes pour arriver facilement ä la determination de chacune d’elles. C’est dans le Ca-lalogue des Lepidopteres des cnvirons de Vienne que l’on voit pour la premiere fois les Nociua par-tagees en de nombreuses coupes secondaires : le genre Nociua y est partage en vingt-cinq familles,etablies par le port des ailes, le nombre des pattes des Cbenilles, les differences de couleurs, etc.,et indiquees par de simples lettres. Ochsenheimer, enl816, dans le Supplement ä son Hisloire desLepidopteres diurnes, donna un travail important sur ces Papilions; il y fit entrer comme genres lescoupes etablies dans le Catalogue des Lepidopteres des environs de Vienne; ceux proposes par Fa-bricius, dans son Syslema Glossatorum, ouvrage posthume; ceux que Sehranck avait crees dans laFauna boica; les coupes et les genres indiques par Hübner, Borkhausen et autres auteurs qui l’a-vaient precede, et enfin ceux qu’il avait crees lui-meme, et il arriva ä caracleriser ainsi, d’une ma-niere peu complete, il est vrai, quarante-deux genres. Treitschke , en traitant des Nocturnes dans legrand ouvrage d’Ochsenheimer, qu’il etait Charge de terminer, adopta tous les genres crees par cetauteur, et en etablit une dizaine de nouveaux, qu’il caraeterisa d’apres la Chenille et les metamor-phoses. Latreille ne fit guere que suivre ses devanciers; mais, dans le Regne animal , il chercha plu-löt ä restreindre qu’ä augmenter le nombre des groupes de Noctuelites. Duponchel, en 1834, dansle tome VI de VHisloire des Papillons d’Europe, commencee parGodart, ne partagea les Nociua deFabricius qu’en sept genres (non compris les Erebus), et il les designa sous les noms de Noctua,Cuculia, Xanthia, Gonoptera, Cahjptra, Plusia et Chrysoptera. En 1829, M. le docteur Boisduval ,dans son Index methodicus Europworum Lepidopterorum, divisa la famille des Nocturnes en unassez grand nombre de tribus, dont les Noctuelles forment les : 7“, Noctuo-Bombycini; 8\ Bomby-coidi; 9°, Nocluelidi; 10', Plusidi; 11% CMtocalidi; 12% Ileliolidi, et 13% Noctuo-Phalcenidi; lesgenres y sont au nombre de quarante-huit, dont sept nouveaux. Duponchel, en 1844, dans son Cata-logue melhodique des Lepidopteres d’Europe , subdivise les anciens Nociua en vingt-deux tribus;savoir : Bombyco'ides, Noctuo-Bombycides, Ortliosides, Gorlynides, Nonagrides, Leucanides, Ga-radrinides, Apamides, [Iadenides, Noctuelides, Amphipyrides, Xylinides, Ileliothides, Plusidcs,Catocalides, Gphinsides, Antlwphilides, Agropliilides, Phalenoides, Goniatides, Aconlides et Noc-luo-Phalcenides, et y indique un tres-grand nombre de coupes gen^riques, dont quelques-unes creeespar lui, par Stephens, etc. Enfin, en 1845, M. E. Blanchard, dans son Hisloire naturelle des In-sectes, a cherche ä faire rentrer toutes les aneiennes. especes de Noctua dans un groupe primairequ’il nomme Noctuei.iens, dans lequel il admet soixante-cinq genres, et qu’il subdivise en deux tri-bus, les Noctuides et les Erebides, elles-memes partagees, la premifere en douze groupes, et la secondeen trois seulement.

Nous exposerons plus au long cette derniere Classification, que nous suivotis dans notre ouvrage,en faisant connaitre les genres principaux, tels que ceux des Nociuelle, Hadern, Cuculic, Plusic,Liclmee, ou Catocala, Erebe, etc.

PREMIERE TRIBU.

NOCTUIDES .

Antennes de forme tres-variable; palpes courts, depassantpeu le chaperon. Chenilles cylindriques,lisses, se transformant dans des cocons assez legers, cacbees sous les feuilles ou placees dans laterre.