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HISTOIRE NATURELLE.
miner les branches et les feuilles voisines de l’endroit mielle, surtout leur face inftrieure. 11 nous estsouvent arrive de trouver ainsi plus de Noctuelles que sur le miel meme. Je me souviens, entre autres,d’un certain Tamarix aux branches duquel etaient pendues, tous les soirs, de veritables grappes deNoctuelles.
« En observant toutes ces petites regles, minutieuses en apparence, mais dont l’utilite n’etait pasdouteuse pour nous, parce que tous les individus qui donnaient dans nos pieges nous passaient en-tre les mains, nous avions fini par exßcuter notre manoeuvre avec loute la regularite et la prompti-tude d’une Operation dont les temps sont regles d’avance.
« Vers le 15- septembre, la Noctua C nigrum avait dejä presque disparu, la Segelia xanlhogra-pha etait tres-abondante. mais passee; eile fut remplacee par YHadena satura, qui ne dura guere quedu 20 au 50 septembre. En meine temps se prenaient les Oriliosia nitida, pistanica, neglecta, he-braica, qui etaient encore assez fralches le 15 octobre, et la Mesogona aceloselke. Versle 30 septem-bre, toutes ces especes, exeepte Yhebraica, disparurent, etla lisifere des bois ne nous donna presqueplus rien; au contraire, des arbres plaees non loin de lä, dans desjardins potagers, commencerent 4nous donner en abondance YAgriopsis aprilina, YOrthosia lanosa avec ses nombreuses varietes,beaucoup de Xanlhia, des lladena prolea, roboris , etc. La Phlogophora empyrea se monlra tres-abondamment tout le temps de notre chasse; mais la lucipara etait bien plus rare que l’annee pre-cedente, dans laquelle j’avais dejä fait la meme chasse.
« Je n’ai pas remarque que chacun des differents Lepidoptfsres nocturnes que j*ai pu observer parce moyen eüt une heure speciale d’apparition ou de retraite. 11 m’a semble qu’ils commencaient ä semontrer tous en meme temps avant la nuit dose, et vers minuit je ne trouvais pas encore de dimi-nulion dans leur nombre. Je ne les ai pas suivis ä une heure plus avaneee...
« Ce n’est pas seulement aux lepidoptöristes que je recommande la miellee, mais 4 tous les ento-mologistes, car nous trouvions sur le miel, outre les Papillous, auxquels nous faisions spÄcialementla guerre, des Coleoptferes : le Carabus cyaneus entre autres y etait tres-commun; parmi les Ortho-pteres, des Criquets et le Meconcma varia en abondance; puis des Punaises, des Araignfies, et jus-qu’4 des Crapauds, qui s’accrochaient, taut bien que mal, aux troncs les plus inclines. Le jour, nospieges etaient couverts de nu6es d’Hymenoptere&, de Dipteres et de Lepidopteres diurnes.
« R est 4 remarquer que cette chasse ne donne de bons resultats qu’a l’automne, lorsque les fleursqui contiennent un nectar sucrp sont presque toutes passees. En avril, pr4s de Nantes , je ne prisrien dans une chasse que je fis avec notre coll4gue, M. Ducroudray-Rourgault, et, 4 quelques pas dumiel, nous prenions des Noctuelles au filet. Nous ne primes rien non plus par ce moyen, au moisd’avril, 4 Bagn6res-de-Luchon. »
Nous ajouterons, pour completer ce que nous venons de dire sur la chasse 4 la miellee, que Tonemploie quelquefois un proeede un peu different de celui que nous avons indique, mais que l’on n’apas trop 4 s’en louer, ainsi qu’a pu le constater notre collegue, M. De Graslin. On place le miel surdes cordes tendues, au lieu de le mettre sur les arbres. Ce moyen, que l’on ne doit pas employerdans les bois, peut cependant etre mis en usage dans une Campagne dans laquelle il n’y a pasd’arbres.
Fig. 62. — Noctuelle mosaique,
Le genre Noctua de Linne, comme nous l’avons dejä dit, considerablement reslreint par les ento-mologistes modernes, a ete, dans ces derniers temps, pour les especes europeennes seulement, par-