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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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IHSTOIRE NATURELLE.

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et par centaines, dans les cbarnps de luzerne. 3° IIadeke lutui.eate (Noclua lutulenta, tlubner). En-vergure, 0”,040 ä 0",045, corselet d’un gris päle, saus collier; antennes roussätres dans le mäle,grisätres dans la femelle; ailes anterieures d’un gris brunätre, avec les deux taches ordinaires; uncroissant au-dessous et trois lignes transversales sinueuses, noirätres; ailes posterieures d’un blancpur dans le mäle, avec une ligne marginale noirätre, et d’un gris blanchätre dans la femelle, avecune large bordure brune; abdomen d’un gris clair. Commune partout.

Parmi les especes que l’on rencontre aux environs de Paris , nous citerons encore les Hadena ole-racea, Linne; suava, W. V.; albicolor, Hübner; persicarice, Linne ; celhiops, Ocbsenheimer; den-tina, Esper; alripticis, Linne; ilmlassina, Borkhausen; genistie , Borkhausen ; conligua, Fabricius;protea, Esper, etc. Nous figurons aussi les Hadenf.s obscure; Hadena obscura, Uawort, d’Angle-terre (pl. IX, fig. 6); Groenlandaise, Groenlandica, Boisduval, de Finlande ; et eloignee, aliena,Hübner, des environs de Lyon .

Les autres genres de la meme division des Hadenides sont tres-nombreux; parmi les indigenes,des plus connus sont les suivants :

1° Phlogophore ( Phlogophora , Treitseke). Antennes assez longues, ciliees dans les mäles, filifor-mes dans les femelles; palpes velus, ä dernier article tres-petit; trompe longue, robuste; corseletcarre, ä dos releve en crete; ailes dentelees, quelquefois anguleuses. Chenilles glabres, cylindriques,de couleur sombre, vivant sur les plantes basses. Beux especes ; la Noctua empyrea, Hübner, de laFrance centrale, et lucipara, Linne, de la France et de l’Allemagne , et que l’on trouve dans nos en-virons.

2° Solenoptere ( Solenoptera , Duponchel). Antennes simples ä l’ceil nu dans les deux sexes; palpesä dernier article presque globuleux; trompe grele; corselet volumineux; abdomen crete sur les troisPremiers anneaux; ailes superieures, dans l’etat de repos, formant deux plis longitudinaux en formede gouttiPre. Chenilles glabres, cylindriques, ä tete petite, d’un vert d’berbe, polyphages, se ‘ca-chant pendant le jour. Chrysalides luisantes, placees en terre dans des coques peu solides. Ce genre,demembre des Phlogophora, ne renferme que les JV. scila, Hübner, du Dauphine, de la Suisse et del’Allemagne, et meticulosa, Linne, de presque toute l’Europe , et surtout commune dans nos envi-rons. Cette espece, la Meticuleuse de Geoflroy et la Craiktive d’Engramelle, a une envergure de0”,035 ä 0",040; son corps est d’un gris rose; ses ailes anterieures dentelees ä peu pres de memecouleur que le corps, ayant au milieu une gründe tache triangulaire en forme de V, d’un vert bleuä-tre; ailes posterieures plus päles et de meme coloration, avec plusieurs lignes transversales. La Che-nille vit sur un grand nombre de plantes.

3° Euriupie ( Eurhipia , Boisduval ). Antennes subciliees dans les mäles, simples dans les femelles;palpes longs, depassant le front; trompe assez courte; corselet ovalaire; ailes legeremenl dentelees.Chenilles glabres, attenuees en arripre, se metamorphosant en chrysalides, ä tete tronqupe, ä yeuxsaillants, et enfermes dans la terre dans des coques de terre peu solides. Deux especes : F Eurhi-pia blandiairix, Boisduval, d’Espagne, et la Noctua adulatrix, Hübner, du midi de la France .

4° Dianthcecif. (Dlanihcccia, Boisduval ). Se distinguant du genre precedent par ses palpes courts,epais; son corselet robuste, presque carre, lisse; son abdomen carrement termine dans les mäles, etchez les femelles pourvu le plus souvenl d’un oviducte saillant, et ayant les ailes superieures orneesde couleurs vives, variees, et les inferieures brunes. Chenilles rases, cylindiques, attenuees aux deuxextremiles, de couleur terreuse, vivant ordinairement des graines des Caryophyllees, et se tenant, dansle jeune äge, dans les boutons floraux de ces vegetaux. Chrysalides cylindrico-coniques, un peu poin-tillees, avec un prolongement saillant sous le ventre, renfermees dans des coques de terre peu soli-des et enterrees assez profondement. Ce genre, que quelques auteurs, et particulierement M. E. Blan-chard, reunissent ä celui des Polia, renferme, selon Duponchel, vingt-cinq especes europeennes,dont une dizaine propres äla France . Deux divisions ont ete formees dans ce genre, suivantque l’ovi-ducte des femelles est saillant ou non; comme types, nous decrirons deux especes des environs deParis et de presque toute l’Europe; dans la premiere division, la Noclua albimacula, Borkhausen ;envergure, 0”,040 ä 0 m ,045; ailes anterieures d’un brun legerement verdätre, avec deux taches blan-ches, ä frange blanche entrecoupee de brun; secondes ailes brunes, plus päles vers la base, et, dansla seconde division, la N. serena, Fabricius ; envergure, 0",025; ailes anterieures d’un blanc bleu«-