76
IIIST01RE NATURELLE.
' I
meine couleur, un triangle dont l’interieur, un peu roussätre, est occupe, entre les deux lachesordinaires, par plusieurs pelites lignes brunes, tres-ondulees; ailes posterieures comme dans laT. batis. Nous figurons, pl. X, fig. 2, le T. batis.
Le groupe primaire des Orthosites de M. E. Blanchard, que nous allons eludier, et qui estbriö-vement caracterise par les antennes s^acees, le corselet lisse et les palpes ä dernier article trös-court, renferme plusieurs tribus distinctes (telles que celles des Leucanides , Nonagridcs, Caradri-nides, Orthosides et Gortynfdes), d’apres la metliode de Duponchel.
Le groupe prineipal des Leucanides est le :
14” 8 GENRE. — LEUCANIE. LEUGANIA. Ochsenbeimer, 1816.
In Schmettert., Von Europa .
Antennes de moyenne longueur, simples ou iiliformes dans les deux sexes; palpes larges, velus,serres contre la (ete, ä dernier article trfes-court; trompe assez longue; corselet lisse, arrondi; ab-domen non crete, carrement termine dans les mäles et en pointe obtuee chez les femelles; ailes äfrange entiere : les superieures recouvrant les inferieures, en toit incline; toutes manquant des ta-ches ordinaires, striees dans leur longueur d’une maniereplus ou moins prononcee,et avec un fondclair de couleur terne. ' •
Chenilles cylindriques, plus ou moins attenuees ä leurs extremites, ä tete globuleuse, rases etmarquees d’un grand nombre lignes fines dans toute leur longueur; vivant de Graminees et de quel-ques autres plantes, se tenant cachees pendant le jjur, soit dans ces plantes, soit sous des feuillesseches, soit enfin dans l’interieur des tiges, dans lesquelles plusieurs passent l’hiver.
Chrysalides lisses, luisantes, un peu allongees, contenues dans de legeres coques, tantut dans laterre, tantöt dans des tiges de Graminees .
Fig. 77. — Leucanie elymi.
Les espices de Leucanies sont nombreuses, malgre les retranchemenls generiques qu'on y a ope- .res. On en a decrit une trenlaine d’especes europeennes. Ce sont des Lepidopteres de tadle assezpetite, ä ailes d’une couleur päle, grisätre ou jaune blanchätre; les Chenilles ne rongent pas l’inte-rieur des tiges ou la moelle, comme on l’a dit, et se bornent ä se nourrir des feuilles des Graminees .Les Chrysalides se placent quelquefois dans l’interieur des chaumes, et eiles s’y placent entre deuxcloisons qu’elles composent avec des rognures.
Comme type, nous donnerons la diagnose earacteristique de la Leucanie pale, nomme la Blemepar Engramelle, et Noclua pallens par Linne . Envergure, 0”,035ä 0”,040; corps d’un jaune ocrace,avec l’abdomen presentant une. teinte plus claire; ailes superieures d’un jaune blanchätre, avec lesnervures blanches, et entre elles des stries plus foncees, et vers leur milieu deux ou trois petitspoints noirs; ailes inferieures d’un blanc jaunätre uniforme. La Chenille est d’un vert plus ou moinsvarie de brun ou de rouge, avec des lignes blanches longitudinales, et vit sur diverses plantes, etsurtout sur differentes especes du genre Oseille. Ce Papilion est commun dans presque toute l’Eu-rope, et n’est pas rare aux environs de Paris . Une espece assez rare, et que nous figurons, est laLeucania elymi, Treitscke, qui se trouve en Prusse sur les bords de la mer Baltique : envergure,