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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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HIST01RE NATURELLE.

comme nous l’avons dit, eiles subissent toutes leurs metamorphoses, et oü elles savent se menagerune ouverture laterale pour leur sorlie ä l’etat parfait. On voit, d’apres cela, que ces Chenilles diffe-rent notablement de celles des Leucanides; en outre, ä l’etat parfait, les Papillons ont quelquescaracteres qui les rapprochent des Gortynides.

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Fig. 78. — Nonagrie des marais.

On en a decrit une quinzaine d’espfices propres ä l’Europe, dont moitie environ habitent la France ,et parmi lesquelles deux ( Nonagria typhee et spargani, Esper) se trouvent auprfis de Paris . Le typeest la Nocitta lyphie, Esper, N. arimdinis, Fabricius. Envergure, 0 m ,05; ailes anterieures de Cou-leurs assez variables, d’un gris jaunätre, brun noirätre ou ferrugineux, avec les nervures blanchesdeux lignes transversales de points noirs, et quatre points jaunätres prfes de la cöte; ailes poste-rieures d’un jaune clair, bordees de brun. La Chenille vit dans l’interieur des tiges de la Massette(Typlia lalifolia). L’espece se trouve communement en France et dans le nord de l’Europe . Une es-pöce, que nous figurons, est la Nonagria paludicola, Ilubner, ou Nonagrie des marais, de la France centrale, que Fon rencontre au mois d’aoüt : les ailes sup^rieures sont d’un fauve testace ou ferru-gineux, et les ailes inferieures d’un gris fauve, avec la frange jaunätre. La Chenille, que M. Guenee aetudiäe le premier, vit dans l’intärieur des tiges du roseau ä balais. Nous representons, pl.X, fig. 4,la Nonagria lyplue.

Parmi les Caradrinides, le groupe le plus connu est le :

10"' GENRE. — CARADR1NE. CAItADMNA. Ochsenheimer , 1816.

ln Schinctterl., Von Europa. (

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Anlennes simples ä l’oeil nu dans les deux sexes, ou ä peine ciliees dans les mäles; palpes ecartes,ascendants, ä dernier article cylindrique, court, nu; trompe robuste; corselet un peu globuleux,lisse; abdomen court, non crete; ailes superieures arrondies au bord terminal, avec les taches et leslignes ordinaires plus ou moins distinctes.

Chenilles courtes, ramassees, plus ou moins plates en dessous, ä tete petite, souvent rugueuses,avec des points saillants ou verruqueux ayant chacun un poil rüde, recourbe; se cachant pendant lejour sous les feuilles.

Chrysalides ä peau fine, renfermees dans des co’ques ovalaires, composees de terre et de soie, etassez profondement enfoncies.

On place dans ce groupe plus de vingt especes d’Europe , dont quatre (les Caradrina plantaginis,blanda, taraxaci et cubicularis, Hübner) habitent les environs de Paris et une assez grande partiede l’Europe . Les Chenilles sont assez greles; elles se nourrissent de diverses plantes basses, et sontparesseuses dans leurs mouvements. Comme types, nous citerons les Caradrina plantaginis, Hübner,et adspersa, Rambur , de Digne et du midi de la France, que nous representons. La premiere, in-diquee vulgairement sous le nom de Noctdelle du plantain (pl. X, fig. 5), donne un Papilion ayantune envergure de0",03; ailessuperieures gris cendr6 päle, avec une raie jaunätre transverse et deuxtaches roussätres, et ä ailes inferieures d’un blanc sale, ä limbe roussätre. La seconde est un peu

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