8-i IIIST01RE NATURELLE.
die; alles anterieures de la meine couleur, pointillees de noir et de Liane; ailes posterieures d’ungris obscur. Des environs de Paris .
Hvtpe ( Ihjppa , Duponcbel). Tete enfoncee dans le corselet; trompe grele; corselet uni, carre,aplati, et dont le collier forme une bande prcsque droite; abdomen long; ailes anterieures larges.Type et espeee unique, Noclua reclilinea, Esper; en juin et juillet, dans les Alpes et la Baviere ; Che-nille vivant sur les chevrefeuilles.
Egire (Egira, Duponcbel). Antennes plus longues que le corselet: palpes separes de la tete; trompeassez longue, bien visible; corselet carre, lisse, ä collier releve en pointe obtuse dans le milieu; aihsanterieures ä fränges denlelees. Quatre especes,- toutes frangaises, et dont le type est la Nocluaconspicillaris, Linne : une espeee de ce groupe ( Xylina Australis, Boisduval ) est le type du genreAporophyla, Guenec.
Calocampe (Calocampa, Stephens). Antennes epaisses et un peu crenelees dans les mäles, simplesdans les femelies; palpes courts, droits, ä deruier article träs-court, poilu; trompe longue; toupetfrontal epais, bisillonne; corselet robuste, carre; abdomen aplati; pattes courtes, fortes; ailes supe-rieures etroites, se croisant l’une sur l’autre dans le repos et pouvant envelopper le corps inferieure-ment. Chenilles tres-allongees, ornees de couleurs vives, avec les raies longitudinales bien tranchees;vivant ä decouvert sur les plantes basses, et s’enterrant profondement pour se chrysalider. Deux es-peces, que l’on trouve dans presque toute' l’Europe en septembre, et qui ne sont pas tres-rares auxenvirons de Paris : les Noclua venusia, Ilubner, et exoleta, Linne . Cette dernifere assez grande,puisque son envergure est de0",06; corps brunätre; ailes anterieures couleur bois mort, veinöes denoir et de brun; trois points blancs pres de la cöte et une ’igne grisätre, anguleuse, contre le bordterminal; ailes posterieures d’un gris fonce. Nous la figurons pl. XI, fig. 7.
Cloakthe ( Cloanlha , Boisduval ). Antennes un peu crenelees dans les mäles, simples dans les fe-melles; palpes asccndants, depassant la tete, ä dernier article nu, court, cylindrique; trompe grele;corselet carre, avec deux petites pointes bifides; abdomen crete dans les deux sexes; ailes superieu-res larges, dentieulees au bord terminal, avec la tache reniforme seule bien marquee. Chenilles cy-lindriques, epaisses, ä tete de mediocre grosseur, globuleuse, marquees de lignes longitudinalesbien distinetes; vivant sur les Hypericum et autres plantes basses; se cachant pendant le jour, ets’enterrant pour se chrysalider. Un petit nombre d’especes, dont le type est la Camojiilliere d'En-gramelle (Noctua perspicillaris, Linne ) : envergure, 0 m ,030 ii 0 m ,035; ailes anterieures variees debrun, de fauve, de violace et de blanc, avec des lignes longitudinales Manches et brunes; ailes pos-terieures blanchätres, bordees de gris rougeätre. Cette espeee se trouve en Allemagne, en France ,raeme dans nos environs; sa Chenille vit sur le millepertuis ( Hypericum perforalum). (Voy. notreAtlas, pl. XI, fig 2.)
Cleoiuiake (C'leophana, Boisduval ; Calophasia, Stephens). Antennes simples dans les deux sexes,plus fipaisses dans les mäles que dans les femelles; palpes ascendants, tres-arques, depassant la tete;trompe assez forte; corselet robuste, ä peu pres carre, ä collier releve en pointe ou arrondi; abdo-men crete; ailes superieures ä bord terminal arrondi, et avec des franges fortement entrecoupees.Chenilles peu longues, attenuees aux deux extremites, ornees de vives couleurs, ä tete petite; vivantsur les plantes basses. Chrysalides munies d'une gaine ventrale longue et iineaire, tandis qu’on n’envoit pas rhez les Cloanlha , contenues dans des coques ovo'ides attachees aux tiges des plantes. Ona decrit une quinzaine d’especes de Cleophana, et on les a partagees en deux groupes, suivant quele toupet frontal est divise en deux touffes de poils ou simplement arrondi. Parmi les huit ou dixcspeces de ce genre que Ton trouve en Europe , nous citerons la Cleophane de la linaire, Noclual narice, Fabricius, que l’on rencontre communement partout, et que nous representons pl. XI, fig. 4.
Enfin le dernier groupe est celui des Epimesia, Guenee, separe des Cleophanes, dont il se distin-gue par des antennes tres-longues, des palpes egalement plus longs et squameux; la trompe nonsaillante; le corselet etroit, avec le collier releve en capuchon; l’abdomen grele; les ailes anterieuresallongees, et inferieures trös-larges. Chenilles tr6s-effilees, marquees de lignes longitudinales bienvisibles, trfes vives, et se nourrissant.de plantes basses. Chrysalides peu allongees, ayant par leurOrganisation de grands rapports avec celles des Cloanlha. Une seule espeee, la Cleophana uslulata,Boisduval (Caradrina lurida, Treitscke), du midi dein France .