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IIISTOIRE NATURELLE.
Cbenillescourtes, cylindriques, se lenant cachees, pendant le repos, dans un fourreau; se metamor-phosant dans un leger cocon entre les feuilles.
Le genre Cleora de Curtis, outre quelques autres especes, en renfermait deux dont M. le docteurRoisduval a fait son genre Plwrodesma (du grec, yopo;, porteur; Hivgr,, fourreau), generalement adopte,et dont le nom rappelle une particularite tres-remarquable du genre de vie de leurs Chenilles. En eff'etles Chenilles des deux especes de ce genre se tiennent constamment cachees, pendant le repos, dansun fourreau qu’elles se fabriquent artistement avpc des debris de feuilles : ce fourreau a quelqueressemblance avec eelui des Psyches, dont nous avons parle; mais il en differe cependant essentiellement en ce qu’il est ouvert par les deux bouts, ce qui donne ä la Chenille, lorsqu’elle veut changede place, le moyen de se servir non-seulement de ses pattes de devant, comme les Psyches, maisaussi de celles de derriere; de sorte que ce fourreau, ou plutöt, comme le dit Duponchel, ce vete-ment, qui sei t ä la proteger et qu’elle transporte partout avec eile, ne 1‘empeche pas de marcherä laroaniere des autres Arpenteuses . Les deux especes de ce genre apparaissent au mois de juin : ce sontle C. bajttlaria, W. V. ( ditaria , Fabricius), de France, d'Allemagne , etc., dont la Chenille vit surle ebene, et C. smaragdaria, Fabricius, d’Allemagne et de Hongrie, dont la Chenille se trouve surla millefeuille.
La troisieme division, la sous-tribu des Asrn.ATiTEs de Duponchel, est assez peu nombreuse en es-peces, presentant des antennes pectinees ou ciliees dans les mäles, des palpes courts, squameux;une trompe assez longue; des ailos ä bord simple et entier, etc. Les Chenilles , dont on ne connaitqu’uu petit nombre, sont allongees, lisses, sans tubercules; vivant sur les arbres et les plantes bas-ses, etse metamorphosant dans un leger tissu.
12™ GENRE. — CLEOGENE. CLEOGENE. Duponchel, 1829.
Histoire naturelle des Lepidoptfcres d'Europe.
Antennes pectinees dans les mäles; palpes cour , velus; trompe robuste; corselet etroit, squa-meux; ailes arrondies, toutes d’une seule couleur des deux c&les, tantöt daire, tantöt foncee.
Ce groupe faisait partie des Minoa de Treilscke et des Angerona de Curtis; on n’en connait pales premiers etats. Ce sont des especes propres aux pays de montagnes, principalement aux Alpes et aux Pyrenees, et dont les mäles seuls volent pendant le jour, tandis que les femelies restent ca-chees dans l’herbe. On en a decrit trois especes seulement, les C. illibaria, Treitscke, du midi de laFrance et de la Moree; Peletieraria, Duponchel, des Pyrenees, et tincturia, Ilubner, des Alpes . Cettederniere espece, la Plialwna luiearia de Fabricius, que nous figuronspl. XXII, lig, 5, a une enver-gure de 0 m ,025ä 0 m ,055; son corps est jaune; ses ailes enlierement d’un brun jaunätre, sans tach ela femelle est un peu plus päle que le mäle, et beaucoup plus petite que lui. Elle se trouve, en juillet,dans le midi de la France , et surtout, assure-t-on, dans le departement de Flsere.
15™ GENRE. — ASPILATE. ASPILATES. Treitscke, 1827.
Antennes pectinees dans les mäles, simples dans les femelles; palpes de longueur variable, ter-mines en pointe aigue; pattes tres-longues; ailes en toit, ä bord sans echancrure.
Chenilles allongees, lisses, avant deux petites poinles sur le dernier anneau.
Chrysalides enfermees dans un leger tissu place üla surface du sol.
Ce genre, tres-nombreux en especes lant indigenes qu’exotiques, et anciennement placees dans les