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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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I1IST01RE NATURELLE

souvcnt larges qu’etroites, presque toujours horizontales ou paralleles au plan de posilion dans lerepos : anterieures cachant alors presque constamment les posterieures.

Chenilles ayant leur corps generalement allonge et aminci aux deux extremites, ä anneaux dis-tincts, eouverts le plus souvent de petites verrues et de poils courts et clairsemes, ä quatorze ou seizepattes. Chrysalides effilees, contenues dans des coques etroites, variant de forme et de consistancesuivantles genres.

Cette division r'enferme un tres-grarid nombrede pelits Lepidopteres , lant europeens qu’exotiques,et correspond en grande partie au genre Pyralis de Linne. Mais les entomologistes sont loin d’etred’accord sur la place qu’on doit lui assigner, sur l’etendue qu’on doit lui doriner et nieme sur lenom qu elle doit reellement porter. En effet, la division des Pyralites est placee, par Duponchel etpar M. Guenee, entre les deux familles des Noctueliens et des Phaleniens, parce qu’elle offre descaracteres communs.aux uns et aux autres, tandis que certains entomologistes la rangent auprfes desPhaleniens, et par consequent avant la grande division des Tineites : nous avons cru devoir suivre cedernier arrangement, parce que les Pyralides, ainsi disposees, nous semblent mieux etabiir la Serienaturelle des Lepidopteres, et, en outre, que nous avons pu conserver la methode de l’aide natu-raliste d’entomologie du Musfium. Quant ä l’etendue que Ton doit assigner ä la tribu des Pyralides,nous dirons que, si quelques auteurs lui en assignent encore autant que M. E. ßlanchard, c’est-ä-direy reunissent les Pyralis, les Tortrix, les Tinea et quelques autres genres linneens; d’autres, aucontraire, en plus grand nombre, la restreignent ä peu pres au groupe desPyrales de Linne , et quel-ques-uns, enfin, comme M. Guenee, y forment deux groupes primaires, ceux des Pyralites et desIkhoides : c’est cette division que nous suivrons comme etant la plus naturelle; toutefois, pour nousconformer ä la nomenclature adoptee dans cet ouvrage, nous changerons la denomination de Del-loules en celle tY Hermhütes , tiree d 'tlerminia, nom du genre typique de cette division. Relativementau nom que cette sous-famille doit porter, nous devons faire observer que le nom du genre typique,celui des Pyralis de Linne, a ete changA, sans aucune raison, par Fabricius, en celui de Crambus,et a ete rapporte, sans aucune raison non plus, aux Tortrices du eelebre auteur du Syslema naturee.Les entomologistes, encore aujourd’hui, se partagent sur la question de savoir si i’on doit faire pre-valoir l’nsurpation de Fabricius; ainsi les Lepidopteres, qui sont des Pyrales pour Linn6, Scopoli ,les auteurs du Wien-Verzeichniss, Hübner, Treitseke, Duponchel, Stephens, M. Guenee, etc., sont desCrambus pour Fabricius, Haworth, Latreilie, MM. E. ßlanchard, Herrich-Sckoeffer, etc. Nous ne pou-vions balancer sur le parti que nous devions prendre ä ce sujet; nous avons dü suivre Linne , et aveclui notre savant collegue M. Guenee, et d6s lors le nom de Pyralis, ainsi que par suite celui de Py-ralides, sera laisse aux veritables especes auxquelles Linne assignait ce nom. Le seul inconvenientqui resultera de lä, c’est que certaines especes, qui nous sont tres-nuisibles et qui sont indiqueesvulgairement aujourd’hui sous le nom de Pyrales, telles que, par exemple, celle de la vigne, appar-tiendroht ä la division des Tortrices.

PREMIERE TRIBU.

PYRALITES. PYRALITAI. Guenee.

Antennes generalement minces, longues, a tige deliee, filiforme ou garnie de cils; palpes : labiauxde forme ordinaire ou en bec : maxillaires frequemment distincts; corps grele; corselet court, glo-buleux; abdomen long, squameux, lisse, luisant, conique et aigu dans les mäles; en pointe, ter-mine brusquement, non garni debourre dans les femelies; poitrine garnie d’une lame squameuse ouvelue, que M. Guenee nomme le tablier; pattes greles, longues, lisses, rarement velues; ailes luisan-tes, souvent irisees ou demi-lransparentes, entieres, non relevAes dans le repos; anterieures toujoursplus longues que les posterieures, marquees de lignes, dont les deux medianes conslantes, mais la