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I11STOIRE NATURELLE.
Ce genre, qui ne differe notabiement des Scopula que par la Chenille, renferine une quinzained’especes, presque toutes europeennes, dont les Papilions volent au crepuscule, ou en plein jourquand ils sont troubles, et preferent les lieux humides et ombrages; quelques-uns proviennent desIndes centrales ( comalis , Gn.), de Java, d'Algerie ( Africalis , Gn., Lucas), de FAmerique du Nord(rimosalis, Gn.), du Bresil ( scripturalis , Gn.), etc. Le type est la forficalis, Linne , dont les Pre-miers etats ne sont que trop connus. En effet, la Chenille de cette espece se löge entre les feuillesdes choux, et, malgre sa petite taille, eile y fait des degäts tres-sensibles; eile perietre souventmeme jusqu’au coeur, et, dans tous les cas, se tient toujours assez avant pour qu’une epaisse couchede feuilles lui garantisse la fraicheur et meme l’humidite, qu’elle parait affectionner. Comme eiletrouve abondamment sur un seul pied la nourriiure pour toute sa vie, eile ne le quilte jamais, et n’apour ainsi dire presque besoin que de se trainer ä mesure qu’elle degarnit la feuille. Les jardiniersn’essayent meme pas ä la detruire, quoiqu’elle communique aux feuilles qu’elle habite un aspect de-goülant par les excrements qu’elle accumule autour d’elle, ä cause de la peine que donnerait sa re-cherche, qui exigerait un temps trop considerable. D’ailleurs, la Pieris brassiscc et la Tripluenapronuba ne laissent ä cet ennemi de nos Cruciferes , que nous pourrions nommer domestiques, quele troisieme röle, et ses ravages ne sont rien aupres des leurs. La Chenille d une aulre espAce, lamargaritalis, Fabricius, egalement repandue partout, et qui vit aussi de CrucifAres, a des moeursbien differentes; eile vit en societe et sous une toile commune filee entre les rameaux des Sisymbriumet des Iberis; eile est aussi paresseuse que la forßcalis et a les memes formes. Le Papilion de lamarqariialis a une envergure d’environ 0 m ,015; les ailes anlerieures sont d’un jaune päle, avec qua-tre lignes transversales obliques, dentelees, ferrugineuses, et une tache de la meme coloration ä l’ex-tremite : posterieures d’un blanc jaunätre, avec leur extremite legerement roussätre.
Fig. d57. — Pionöe scripturale.
Les Orobena, Guenee, sont assez voisins des Pionea, mais ont un aspect particulier : leurs ailessont larges, soyeuses, non transparentes ni irisees : anterieures pulverulentes, nuageuses, ä lignesirreguliAres, presque paralleles, avec des atomes blancs, ä franges un peu entrecoupees : posterieureslarges, un peu sinuees, ä lignes claires, vagues. Six espAces, dontle type est la frumentalis , Linne ,qui habite, en juin, dans le midi de l’Europe , sur les bords des champs de ble, et dont la Chenille,qui n’est pas connue, est peut-etre un des ennemis de nos cereales.
Enfin un autre groupe, celui des Asciodes, Gn., qui ne comprend que trois especes exotiques,toutes deerites par M. Guenee ( gordialis , de Cayenne; scopularis, du Bresil , et hiternitalis, deHaiti ), est intermediaire, pour les caracteres, entre les Pionea et les Orobena. Nous citerons aussicomme s’en rapprochant le groupe des Homophysa, Gn., qui ne renferme qu’un petit nombre d’es-peces americaines, deerites pour la premiere fois par le savant entomologiste de Chateaudun dansles Suiles h Buffon.
14 me GENRE. — NYMPHULE. NYMPHULA Schranck, 1801.
Fauna Boica.
Aotennes minces, fdiformes, glabres; palpes labiaux ä peine de la longueur de la lete : maxiilairesdistincts, du tiers plus courts que les labiaux; trompe forte; ailes lisses, soyeuses, paillees : ante-rieures etroites ä la base, obtuses ä l’apex, ä dessins vagues : posterieures plus päles, arrondies.