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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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HISTOIRE NATURELLE.

dant eiles atteignaient le conimencenient du printemps sans perir, et reprenaient toutes leur forceaussitöt qu’on leur donnait des feuilles ä manger. Ces Chenilles filent leurs eoques dans un tissuserre qu’elles placent dans les feuilles contournees ou dans les plis de l’etoffe avec laquelle on re-couvre les pots dans lesquels on les enleve en captivite, et les Insectes parfaits se montrent tous ä lafm du printemps et au conimencenient de l’ete. On en a decrit une vingtaine d’espeees; presque touteset naturellement les mieux connues sont propres ä I’Europe, se trouvant assez comniunement par-tout; quelques autres sont exotiques; mais on n’en a encore Signale que des Indes et de l’Amerique duNord ; cependant il est probable qu’il y en a sur presque toute la surface du globe. Nous nous bor-nerons ä citer comme se trouvant aux environs de Paris , ainsi que dans toute l’Europe, les H. clerhiaHs, Hübner; barbalis, Linne ; grisealis, W.V., et larsiplumalis, Hübner.Parmi les especesetrangÄres,nous nommerons aussi les H. morbidalis, Gn., de plusieurs provinces de l’Amerique septentrionale, etfracialis, Gn., de l’lnde centrale, etc. Nous citerons aussi 1’Herminie ruiMEUSE (plumosalis).

Les genres du meme groupe primaire contenant des especes europeennes sont les suivanls :

GENRE. — RIVULE. BIVULA. Guenee, 1829.

ln Duponchel. llistoire naturelle des Lepidoptcres d’Europe .

Antennes courtes, pulverulentes, simples dans les deux sexos; palpes une fois plus longs que latete, larges, droits, trfes-velus, termin6s en pointe obtuse; trompe grele; stemmates visibles; abdo-nien termine en pointe; ailes soyeuses, entieres : antßrieures larges, ä bord terminal formant unangle presque droit avec l’angle interne.

Cbenilles epaisses, courtes, fusiformes, moniliformes, ä trapezo'idaux verruqueux, ä seize pattes,ä tete un peu globuleuse, aplatie en devant, plus grosse que le cou; vivant de plantes basses dansles pres humides. Glirysalides epaisses, ä tete bituberculee, attachees par l’anus et ceintes d’un lilau milieu du corps.

Le type de ce genre est la Itivula sericcalis, W. V., anciennement et suecessivement placee dansles genres Pyralis, Phalccna , Botijs , Scopula et Marcjarina : son envergure n’atteint pas 0 1 ",02; lesailes superieures sont d'un jaune d’ocre, avec les deux lignes medianes ä peine visibles, sinuees,dentieulees, et une tache cellulaire d’un gris noirätre sur laquelle se voient deux petits points noirs,superposes, mais ecartes, ce qui la fait paraitre ocellee; le bord terminal est teinte de noirätre fondu,sur lequel se dessine legerement la nervule subterminale en petits traits blancs et luisanls tres-rap-proches du bord, et dont le bord apical est marque d’un point noir; ailes posterieures d’un grisocrace uui; le corps est entierement jaune. Assez commun en juin et juillet dans toute l’Europe. LesPremiers etats de cette espcce offrent surtout des particularites remarquables. La Chenille, qui ha-bite les pres humides, est d’un beau vert veloute, avec la vasculaire plus foncee en transparence, etdeux sous-dorsales trÄs-larges, continues, d’un blanc mat, pour tout dessin; les poils des trapezoi-daux sont noirs; la tete est concolore, semee de petits points blancs. Cette Chenille ressemble un peuä celles des Pterophoms, et sa grosse tete aplatie lui donne aussi l'aspet de certaines Tenthredines;eile est paresseuse et change peu de place. Quand eile veut se transformer, eile file autour de laplace qu’elle doit occuper une toile ä peine ebauchee, une Sorte de commencement de coque, puiseile se place au milieu et entoure d’un fil la partie moyenne de son corselet, ensuite le dernier an-neau abdominal, et ces deux liens communiquent par deux fils longitudinaux. Elle forme donc, parle mode de Suspension de sa cbrysalide, suspendue en plein air, la transition entre les nymphesattachees par un simple fil, comme les Diurnes et les Plialeniens du genre Ephijra, et celles qui sontplacees dans un reseau complet. La cbrysalide est verte et presente, comme la Chenille, deux sous-dorsales hlanches, fines et un peu ondutees, qui ne s’etendent pas sur son corselet.

M. Guenee ajoute a la sericealis une espfece propre ä l’Amerique septentrionale, et ä laquelle ilapplique la denominstion de propinqualis.