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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAP1LL0NS. 235

quc la pröcedenle, a les ailes anterieures d'un fauve jaunätre tirantsur le noir tanne, reticulees deDran rougeätre et tvaversees par deux bandes obliques noirätres : les ailes posterieures sont d’nngris brun, avec la frange plus claire. La craiwgana a une envergure uti peu moiudi'O que eelle desdeux precedentes : ailes anterieures ayant leur sommet legerement courbe en crocliet, entierementd'un gris roussälre, avec leur base et deux Landes obliques brunätres : ailes posterieures grisätres,avec leur sommet tirant sur le fauve.

Enfin nous nommerons comme propres aux environs de Paris , et babitant presque toute l’Europe,la Torlrix heparana, XV. V., qui est signalee comme l'un des nombreux ennemis de la vigne; Itr-vlqana, W. V., etc., et, outre des especes europeennes nombreuses, nous pourrions ajouter quel-ques especes exotiques. Nousciterons aussi troisespecesdont nous donnons les figures; ce sont les:Tordeüse du roüvre, page 224, fig. 167; T. du sorbifr, PI. XXXI, fig. 1. et T. de i/osins, PI. XXXI.fig. 2.

7 me GENRE. — OilNOPHTIllRE. QENOPHTülRA. Duponcbel, 1844.

C.utnlogue nuahodiijue des U'pidopleres d'Europe.

Anlennes simples dans les mäies comme dans les femelies; palpes trois fois aussi longs que la töte,:'i peu pres droits, 4 deux premiers articles eomprimes Iateralement, presque squameux, 4 troisiömeet dernier artiele nu, eylindrique, et dont la longueur equivaut 4 peine au cinquieme de eelle desdeux autres reunis; trompe nulle; ailes anterieures terminees carrement, 4 reflets euivreux comme lecorselet.

Clienilles, comme celles des Torlrix, couvertes de points tuberculeux, surmontes cliacun d’unpoil, enlasant les plantes de fils soyeux, et vivant principalement sur la vigne.

Ce genre, qui correspond ä celui d OEnielra, Guenee (Amt. Soc. ent. de Fr., 1843', demembredes Torlrix de Linne et des Torileuses de Latreille, ne renferme qu’une seule espöce europeenne,indiquee vulgairement sous la denomination de Pyrale de la vigne, et ne differant pas tresnotable-ment des Torlrix, n’a pas ete adopte par la plupart des entomologistes. En effet, les OEnophilüm,dont le nom provient des deux mots grees ot v:c (vigne) et yOsiow (je detruis),.ne se distingueut guereque par la grande longueur de Ieurs palpes et surtout par Ja maniere de vivre de leurs Clienilles,qui, au lieu de se renfermer, comme celles des Torlrix, dans des feuilles roulees en cornet, enla-cent de leurs innombrables fils les bourgeons, les jeunes feuilles et les fleurs ä mesure qu’ils se suc-eedent, de maniere 4 s’en former un reduit inextricable oü elles trouvent 4 la fois un abri et lanourriture.

L’espece unique, qui doit nous occuper longuement, et eelle ä laquelle Audouin a consacre pres-que completement un gros volume in-4° intitule : Uisioire des tnsecles nuisibles ä la vigne, et par-ticulieremenl de la Pyrale (Paris , 1842), auquel nous emprunterons un grarid nombre de details quivont suivre, est le :

TOimtlX ou l'VRALE DE t.A VIGNE. OENOPHTMRA PtLLERlANA. W. V. Duponcbel.

Les anciens ont certainement connu l'Insecte que nous etudions, mais l’on ne sait pas d une roa-niöre positive le nom qu’ils lui ont assigne; cependant, d’apres les savantes reclierches du baronWalckenaer sur les Jnsccies nuisibles h la vigne connus des anciens et des modernes (Ami. Soc.cm. Fr , 1835-1836), il est probable que c’etait lui que les Grees designaient sous la denominationde Ka,umi, et les Laiins sous celles d ’fnvolvulus et de Convolvulus, car en effet ces noms exprimentune des partieularites les plus remarquables des moeurs de ce Lepidoptere : l’enroulement que saChenille produit sur les feuilles. Dans les temps modernes, cette Tortricite ou cette Pyrale, commela nomment la plupart des auteurs et comme nous la nommerons nous-meme quelquefois, entraine quenous serons par l’babitude du nom vnlgaire, a etö desiguee comme formant deux especes differentes :r-* 50