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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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IIIST01RE NATURELLE.

Ce genre, formfe aux depens des anciens groupes des Tinea et Crambus, comprend un tres-grandnombre d’espfeces, puisque, rien que pour l’Europe , Duponchel en signale quatre-vingt-quatre; aussia-t-ori cherche, pour s'y reconnailre, ä y formerde nombreuses subdivisions : telles sout celles desPhycita et Oncocera, Curtis et Stephens; Myedois, Ancrastria, Phycidea, Episclmia, Nophopleryx,Pemprlia , Zeller, el celles plus recentes des Megas'ts, Chionea, PJiodophwa, Plodia , Iihamphoda,Eplieslia , Latria, etc., de M. Guenee. Les Plivcis sont des Lepidopteres de petite taille, qui se trou-vent habituellement en juin et juillet dans toutes les parties de l’Europe , et qui sont loin d’etre suf-fisamment connus, principalement ä leur etat de Cheuilles.

Parmi ces nombreuses especes, nous ne citerons que les Phycis abielclla, \V .\.;roboretla, W. V.;lumidela , W. V.; dilulella , Hübner; nebaletla, W. V., et elulella, Hübner, qui se trouvent presquedans toutes les parties de l’Europe , et ne sont pas rares dans nos environs. Comme type, nous nedecrirons que la Teigne du sapin de De Villiers (Tinea abietella, W. V.) : envergure, 0"',015; ailesanlerieures gris bleuätre luisant, saupoudre de noir et Iave de roussätre, (raversees par deux iignesblancbätres bordees de noir : frange grise; ailes posterieures d’un gris clair luisant legerement lavede noirälre. La Chenille vit sur le pin sylvestre, et se nourrit avec des feuilles oü des bourgeons deeet arbre, mais de sa partie ligneuse : eile se löge entre l’ecorce et l’aubier, comme celte des Cossus,et la blessure qu’elle cause au vegetal en fait decouler la resine, qui, en se coagulant ä l’air, formeune tumeur plus ou moins grosse et dans laquelle eile se pratique, pour se chrysalider, une celluleen forme de tuyau dont les parois sont tapissees de soie. On trouve souvent cinq ou six larves dansune nieme tumeur. Cette Chenille, dont les habitudes et le genre de vie sont si curieux, es! allongee,d un verl tendre; la ehrysalide esl mince, allongee, brun verdätre ou marron. D’aprüs ce que l’onvient de voir, on peut elasser la Pbycide du pin (pl. XXXV, fig. 5) au nombre de nos ennemis, etilen est de mente de plusieurs autres especes du mente groupe; teile esl la Piivcide du groseillier (glos-sutariella) (pl. XXXV, (ig, 6), qui fait beaucoup de mal dans nos vergers.

8" 1C GENRE. — GALLERIE. GALLE PIA. Fabricius, 1798.

Supplementum Entomologie systematice.

Antennes filiformes chez les mäles comme chez les femelies; paipes maxiilaires non visiMes : la-biaux courts, courbes vers le front, qui en cache le dernier article dans les mäles, allonges, droits,ecartes, diriges en avant, depassant le front dans les femelles; trompe ä peine visible, membraneuse;tete sessile; front proeminent, formant une saillie voüt6e en avant de la tete; abdomen de la longueurdes ailes dans le repos; ailes ä bord posterieur toujours entier dans les ntäles, parfois fortementfechancre dans les femelies.

Cbenilles fusiformes, cylindriques, de couleurs livides, avec des poinls verruqueux plus fonces, etchacun surmonte.d’un poil ftn; vivant dans les nids des Bourdons et les ruehes des Abeilles, oü ellesse nourrissent de la cire, dont elles forment des galeries qui les protegent contre les piqüres de cesHymenopteres , el oü elles subissent leür derniüre transformation.

Le genre Galicria ne renferme que sept especes europeennes, placees autrefois parmi les Tineaet Geamctra par Linne , et avec les Lilhosia et les Crambus par Fabricius; malgre ce petit nombred’especes, les entomologistes modernes ont cherche ä y former au moins trois groupes generiquesdistincts, que nous allons nomrner, en indiquant les especes qui y entrenl: — A. Melithora, Gn.Espece unique, alvearia, Fabricius, du midi de la France , dans les ruehes. — ß. Gai.leria, La-treille ; espece unique, cerella, Linne, ntäle (mcllonella, Linne, fentelle), de toute l’Europe , dansles ruehes. — C. Mei.ia, Curtis, ou Melissoblaptes, Zeller. Especes : sociella, Linne ( colonella ,Linne, femelle), egalement de toute I'Europe , dans les nids des Dombus; centuridla, W. V., desmontagnes de FAutriche, de la Laponie -, fmdella, Frey, de la Ilongrie; umbraletla, Treitscke, de laDalmatie, et anella, W. V. (sociella, Hübner), de la France müridionale et de FAllemagne, dans lesnids de Bourdon terrestre. Ces lusectes sont nuisibles ä l’homme; en effet, la pluparl d’entre euxdetruisent la cire dans les ruehes d'Abeilles; une autre espece a des moeurs ä peu pres analogues,mais ne s’attaque qu’aux Hymenopteres du genre Bombus.