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FIISTOIRE NATURELLE.
de Galleries est arrelee par le miel ou par les galeries nombreuses de sa propre espbee, eile passed’un rayon ä un rayon voisin et tisse des filets pour intercepier le passage; alors les Abeilles sortenten masse de la ruche et l’abandonnent, n’y rentrant que dans le eas oü la reine s’y trouverait enfer-mee el pour y perir miserablement, toutes ensemble, quelques jours apres. Quoiqu’il seit tres-avereque les vieux rayons se trouvent plus exposes auxravages de ces larves, il ii’en est pas moins demon-tre aussi que toute cire non fondue peut devenir leur nourriture. La cire que Ton peut obtenir, enpetite quantite, des rayons endommages est toujours de mauvaise qualite.
Les moyens que l’on a indiques pour se debarrasser de cet ennemi sont les suivants. Durantlejour, le l’apillon se cache autour des ruches, et Ton doit le rechercher pour l’ecraser avant que lafemelle n’ait pondu ses oeufs; apres le coucher du soleil, ce meine Papillon voltige et s’apprete ä pe-nelrerdans l'interieur des ruches, et Ton peut s’en emparer en grand nombre avec un filet de gaze :on indique aussi un bon moyen, qui est de placer en ce moment pres du rucher des lampes allumeeset auxquelles l’lnsecte destructeur vient se brüler. Ces moyens sont beaucoup meilleurs que l’usagede la chaux vive, de l’eau-de-vie, de la suie, de l’urine, etc., recommandes par certains empiriques,et surtout que celui indique quelquefois et consistant a faire en quelque sorte la part du feu, e’est-ä-dire ä abandonner une ruche ou deux au milieu de toutes les autres ü la voracite des Galleries;ce moyen est excessivement mauvais, car, au lieu d’atteindre le but auquel il est desline, il tend.au coutraire, ä atlirer de dangereux ennemis. Si l’on s’apereoit qu’une ruche est fortement atta-quee, lorsque les Abeilles sont agitees le soir, il est urgent de faire passer l’essaim de celle ruchedans une autre et de retirer les gäteaux atlaques, de les fondre et de les laver ä grande eau.
Une autre espece egalement ennemie des ruches, mais que Ton ne prend pas en France , est laGallerie des alveoi.es {tiallcria alvearia).
La Gallerie coloxie ( Tinea colondla et sociella, Linne ), dont les deux sexes diffürent aussi beau-coup entre eux, vit en sociele, ä Fetal de Chenilles, dans les nids du Dombus lapidarius : en au-lomne, chaque larve se conslruit un fourreau d’un tissu papyracb, brunätre, en forme de tuyau, ettous ces fourreaux sont places les uns ä ebte des autres et enveloppes d’une toile commune, de memeque cela a lieu chez certaines Yponomeutes. ( Voy. Atlas, pl. XXXIV, lig. 4.)
Enfin la Gallerie amnulaire (Tinea analla, W. V ), un peu plus petite que les precedentes, a desChenilles qui vivent dans les nids des Abeilles qui se trouvent ä une certaine profondeur dans lesol.
DEIXIEHE SOIS TniEJ .
YP0N0MEUT1TES. YPONOMEUTITES. Stephens.
Antennes filiformes, simples dans les deux sexes, ecartees ä la base; palpes labiaux seuls visihles,plus ou moins recourbfes au-dessusdu front, qu’ils depassent legereinent, ecartes de la tete; trompepeu developpee, membraneuse, excepte dans un genre, oü eile e-t longue et cornee-, corselel uni;abdomen assez long, entierement cache par les ailes dans le repos; pattes posterieures longues, mu-nies d’ergots allonges; ailes entieres ou sans fissure ; anterieures longues, etroites; posterieures le-geremenl plus larges, plissees en eventail sous les superieures, qui les recouvrent dans le repos ;les unes et les autres se moulant alors autour du corps en forme de demi-cylindre.
Chenilles ordinairement fusiformes, glabres ou seulement couvertes de quelques poils isoles, clair-semes, toujours ä seize pattes; vivant solitairement ou en societe sous une tuile commune. Chrysalideseffilees, placees dans une coque soyeuse, d’un tissu tres-serre.
I)’apres cette caracteristique, les Yponomeutites ne different essentiellement des Crambites quepar leurs ailes posterieures, moins larges que cluz ces dernieres, par leurs palpes eloignes de ia tete,leurs antennes ecartees ä la base, toujours filiformes, et par l’organisation et les moeurs de leursChenilles, Tous, ä Fexception des Chalybes, ont une livrbe toute particulibre : le fond de leurs pre-