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IilSTOIRE NATURELLE.
feuilles rdunies par des fils, et se metamorphosant, ä la surface de la terre, dans un tissu leger enforme de reseau, entremele de mousse et de grains de terre.
Les deux especes de re groupe, anciennement placees par Ilubner dans le genre Calotripis et parZeller dans celui des Elacliista, et dont M. E. Blanchard a cru devoir changer en Chauliomorpha ladenomination generique de Cliaidiodus, parce que cette derniere etait dejä usitee pour un groupe del’ordre des Nevropteres; ces deux especes sont les ponlificellus , Ilubner, de l’Autriche et de la Ilon-grie, et Illigerelhis, Ilubner : envergure ne depassant guere 0 m ,01; ailes anterieures jaunes, avectrois tarbes d’un brun ferrugineux, l’une ä la base, l’autre au miiieu, et la derniere ä l’extremite :posterieures d’un gris noirätre. De l’Allemagne au mois de juillet.
8 me GENRE. — LAMPROS. LAMPROS. Treitscke, 1833.
ln Schmetterlingen von Europa.
Antennes filiformes dans les rnäles comme dans les femelles; palpes labiaux tres-grands, falques,releves au-dessus de la lete, ä deux premiers articles velus, aplatis, troisifeme nu, subuliforme;trompe courte; tete arrondie; corselet ovale; abdomen cylindrique; pattes de derriäre peu allongees,epaisses; ailes garnies d’une frange peu allongee : anterieures oblongues, ä angle apical assezaigu.
Cbenilles livides, ä poils isol6s, implantes sur des points verruqueux; vivant et se metamorphosantdans Paubier pourri et sous l’ecorce de plusieurs arbres. Chrysalides effilees, contenues dans descoques assez grosses.
On n’a decrit qu’un petit nombre d'espöces de ce groupe comme ayant ete trouvees en Europe :deux seulement proviennenl de la France , oü elles se rencontrent en juillet, et sont bien connues; cesont les Lampros bracteella, Linne, du nord de la France, parfois de Paris et de FAllemagne, etmajoretta, W. V., exclusivement des parties septentrionales de notre pays, qui ont ete successive-ment placees dans les genres Tinea, Alucila, Harpella, Galecliiaet Otlcophora, et qui sont parlicu-liüsrement remarquables par le genre de vie de leurs Chenilles. Le type est la majorella (forficella,Scopoli ; flavclla, Fabricius) : envergure, 0 m ,020 ä 0 m ,025; ailes anterieures d'un brun dore, avecune bande longitudinale jaune se courbant et aboutissant ä l’extremite inferieure de l’aile, en for-mant deux angles obtus : postfsrieures entierement d’un gris brunätre. (PI. XXXVII, fig. 8.)
Une espece, indiquee comme de la Boheme, mais que l’on trouve aussi probablement en Anglelerre,est a iobella, W. V. La Chenille se nourrit, en automne, des feuilles du prunellier, et eile se cachesous une legere toile de soie qu’elle fde sur le revers de la feuille en la faisant courber.
9“' GENRE. — C1JELARIE. CHELAR1A. Haworth, 1829.
Catalogue ot Bristich Insccts.
Antennes filiformes dans les deux sexes; palpes labiaux tres-grands, ä deux premiers articles gar-nis d’un faisceau de poils, troisieme article une fois plus long que les deux premiers reunis, arque,eeailleux au miiieu et nu dans les autres parties; corselet etroit, quoique aussi large que la tele; ab-domen allonge, cylindrique; pattes longues, trbs-velues; ailes garnies d’une frange large, assezetroites, terminees en pointe obluse.
Le type est la Tinea conscriplella, Ilubner, ou rliomboidella, Linne : envergure n’atteignant pas0 m ,02; ailes anterieures gris cendre, avec une tache costale noire, triangulaire : posterieures decouleur semblable, mais avec un reflet opalin; frange de la meme teinte que le fond des ailes. Ha-bite FAllemagne et le nord de la France . (PL XXXVII, fig. 5.) Une autre espfece du meme groupe estla senicideila, Eversmann, propre aux monts Ourals.