IIIST01RE NATURELLE.
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forme de ceux que nous venons de decrire, c’est eelui de la Chenille de la Coleopliora gallipen-nella; sa parlie solide a la forme d'un cornet recourbd tres-evase par un hont et pointu par l’au-tre: la pointe de ce cornet, c’est-4-dire le tiers au plus de la longueur du fourreau, est 4 decouvert:tout le reste, depuis son ouverlure, qui est rebordee, est Cache sous des pieces flottantes, legere-tnent superposees, disposees autour du fourreau sur trois rangs, dont le premier recouvre en particle second, et celui-ci en parlie le troisieme. Leur disposition est teile, que Reaumur, dans son stylepittoresque, les compare aux falbalas que les dames attachent au bas de lenrs robes. « Au reste,dit-il, chaque falbala est fait de deux pieces, dont chacune entoure une moitie de la circonferencedu fourreau, et dans läquelle elles sont chacune bien arretees; mais les deux bouls de chacune deces pieces ne sont pas attaches dans le reste de leur longueur contre les deux bouts de l’autrepiece. » C’est avec la portion membraneuse des feuilles des legumineuses, sur lesquelles vit la Che-nille dont il s’agit, qu’elle se fabrique le fourreau que. nous venons de faire connaitre.
Nous ne decrirons brievement que quatre especes : 1° Coleophore rayee (Tinea vibicella , llubner;Ornix vibicipennella, Treitscke) : envergure, 0 m ,015; ailes anterieures, en dessus, d’un fauve plusou moins clair, marquees chacune longitudinalement de trois lignes d’argent; dessous et ailes post6-rieures, sur les deux surfaces, d’un brun noirätre. Chenille vivant sur le genet des teintuiriers (ge-nista lincloria), se formant un fourreau corne, noir, tres-luisant, et se trouvant au milieiu de juin.Papilion se niontrant 4 la fin de juillet. 2° Coleohiore plume de Coq (Tinea gallipennella, llubner):envergure, 0 m ,02; ailes anterieures jaune pale, ä cöte blanche, sommet ferrugineux et frange bruneen dessus, brun fauve en dessous : posterieures entierement brun noirätre. Chenille vivant sur di-verses legumineuses, telles que les coronilta varia, laihyrus pratensis et sylvestris, sparlium sco-parinm, etc., ayant la forme d’un Ver epais, d’un jaune sale, se fabricant un fourreau en forme deebne reeourbe et garni circulairement, depuis son ouverture superieure jusqii’ä la moitie de sa lon-gueur, de trois rangs de folioles jaune sale ou gris blanchäire, ce qui a fait donner par Reaumuraux Chenilles ainsi velues le nom de Teigne a falbalas. Se trouve communement au mois de juin.
5° CoLEoruoRE plume orsee (Tinea ornatipennella, llubner). Cctte espfece, successivement rangeedans les genres Ornix et Porrectaria, a une envergure des ailes d’environ'0 m ,008; ailes anterieuresä extremitd legerement falquöe; en dessus, d’un jaune-soufre, avec cinq lignes argenlees et fineroenlbordees de noir : frange etroite, brun noirätre; dessous de cette derniere teinte, de mäme que lesdeux surfaces des ailes posterieures. Se trouve au comniencement de juin, dans les bruyeres, dansplusieurs parlies de la France, et mäme aux environs de Paris , oü eile est rare.
4° Coleophore plume d’Autruche (Coleopliora onesmella, Rrahman; Tinea strulhionipcnnella,Fabricius; Ornix penella, W. V.). Envergure des ailes, 0 m ,02; ailes anterieures, en dessus, d’unblanc luisant ou argente, avec les nervures plus ou moins jaunätres, et la frange un peu roussätre :le dessous, ainsi que les deux surfaces des ailes posterieures, d'un gris plombe. La Chenille vit dansun fourreau allonge, ovalaire, d’un argente soyeux, et ayant une assez grande ressemblance avec lechaton du saule; comme on trouve ce fourreau altache aux tiges de plusieurs planles, on pourraitcroire qu’elles servent indifferemment de nourriture ä la Chenille; mais M. De Tischer s’estassurequ’elle vit exclusivement sur l’eperviere piloselle ( hieracium pilosella). Cette Chenille se transformedans son fourreau vers la fin de mai, et le Papillon se developpe au milieu de juin. N’est pas rare*aux environs de Paris, ainsi que dans diverses parlies de la France .
On doit rapprocher des Coleophores les deux genres suivants :
Ornice (Ornix, Treitscke), ä antennes un peu plus longues que celles des Coleopliora, et 4 premierarticle court, epais; 4 palpes labiaux assez longs, peu garnis d’ecailles, droits, inclines vers la terre; 4trompe nulle; 4 tete surmontee de poils rüdes; 4 ailes posterieures moins etroites que dans les Co-leophores, ensiformes, entourees d’une frartge longue. Les Chenilles ne presentent que quatorzepattes; habitent exclusivement l’extremite inferieure des feuilles dont elles se nourrissent, et contour.nent cette extremite en cornet; c’est dans cette demeure, dont elles rongent les parois, qu’elles pas-sent toute leur vie et se transforment en cbrysalides. Ce genre, tel que Font adopte Zeller et Dupon-cliel, ne correspond plus que de nom au groupe des Ornix de Treitscke, qui se rapporte presquecompletement 4 notre genre Coleopliora ; on n’y place plus que trois especes, les Ornix gulliferella,Zeller, de France et d’Allemagne; meleagripennetla, Hübner, d’Autriche, de Saxe et de Baviere , etcaiulatalatella, Zeller, de Hongrie .