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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PÄPILLONS .

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20™ GENRE. — ELACHISTE. ELACH1STA. Treitscke, 1832.

In Schmetterlingen von Europa .

Antennes filiformes, plus epaisses k leur origine que dans les autres parties dans les deux sexes;palpes labiaux courbes vers la terre, ä peine distincts; trompe nulle; tete trüs-velue; corselet assezlarge; abdomen eourt, ä peu prfes cylindrique; pattes de derriere allongees, grfiles; ailes anterieu-res en forme d’ellipse tres-allongee, avec une frange Iongue ä l’extremite du bord interne : poste-rieures ä peu pres lineaires, enlourees d’une frange Iongue.

Chenilles ä quatorze pattes, la qualrieme paire des membraneuses manquant, k corps presquetransparent, se creusant des galeries dans l’epaisseur des feuilles, dont eiles ne mangent que le pa-renchyme, sans toucher aux deux epidermes qui leur servent d’abri, et entre lesquels eiles subissentleur transformation en cbrysalide.

Les Elaehistes, ainsi que l’indique leur nom (tire du grec Aa/jazoi, trfes-petit), sont les plus pe-tits Lepidoptüres eonnus, car l’envergure des ailes des plus grands ne depasse pas 0 m ,010, et eelledes plus petits est ä peine de 0 m ,005. Mais, si ces Insectes sont si petits, en revanche ils sont par6sdes couleurs les plus brillantes; ils ont l’eclat des metaux les plus precieux et des formes des pluselegantes : ce sont en quelque Sorte, comme le dit Duponchel, les Colibris et les Oiseaux-Mouchesdes Lepidopteres .

Les Chenilles sont natnrellement trös-petites, et leur exigu'ite est teile, qu’elles peuvent se loger äl’aise dans l’epaisseur des feuilles, et s’y creuser des galeries, en rongeant seulement le paren-chyme, sans toucher aux deux epidermes, entre lesquels eiles se chrysalident. Cette manihre de vivre]eur a valu ä juste titre le nom de Chenilles mineuses; mais eile n’est pas commune A toutes les es-peces, car il en est qui rorigent ä la fois les parties membraneuses et pulpeuses de la feuille en setenant ä l’abri sous un tissu serre, parchemine, tr£s-mince, et celles-lä, quand eiles sont parvenues4 toute leur tadle, quittent leur demeure pour se filer une petite coque en forme de grain de ble,qu’ellesattachent au premier objet qui se trouve ä leur portee. Quoique Ton connaisse un tres-grandnombre d’espüees d ’Elachisia a I’etat parfait, plus de cent rien que pour l’Europe , tres-peu onte ncore ete etudiees dans leurs premiers etats, et leur histoire sous ce rapport ne serait guere plusavancee aujourd’hui que du temps de Reaumur si les lepidopteristes allemands ne s’en etaient occu-pes; toutefois nous avons eu, en France , un bon travail de Boyer De Fonscolombe sur la Chenille etJa cbrysalide de l’Elachiste de folivier. Cette Chenille nuit beaucoup ä l’agriculture; parmi les es-pAces etrangeres, dans la description desquelles nous ne pouvons entrer, plusieurs ravagent egale-ment des plantes uliles : c’est ainsi que MM. Perrotet et Guerin-Meneville ont fait connaitre VE-lachista coffeella, qui detruit les plantations de cafier.

Les FAachista, qui entraient autrefois dans le genre Tinea deLinne, et pour lesquelles on a formeles groupes des Argyromiges, Curtis; Argyromis et Ileribeia, Stephens, qui n’ont pas ete genera-lement adoptes, sont, comme nous l’avons dit, excessivement nombreux en especes; aussi Zeller(Isis, 1841) a-t-il cherche ä y formen plusieurs coupes generiques distinctes. Nous allons indiquerces divisions, mais comme de simples groupes secondaires des Elacliista; car nous croyons que leurscaracteres doivent etre etudies de nouveau dans l’Insecle parfait, et que la description des Che-nilles et des chrysalides doit etre donnee soigneusement avant qu’on les inlroduise dans la methode.

Avant de faire connaitre ces divers groupes, nous dirons encore que l’on a propose de formen,parmi les Elachista, divers genres qui n’ont generalement pas ete adoptes : lei est particulierementle groupe des Pratys . Les Chenilles de la seule espüce de cette division ( Curiisella) se trouvent, enavril et mai, dans les jeunes pousses du frene, dont eiles mangent les feuilles non encore epanouies;elles forment des petites galeries sous l’ecorce et pratiquent quelquefois des petits trous dans l’e-corce par lesquels elles projettent des tas de frass (nom parlequel M. Stainton designe ou les excre-ments de la Chenille, ou les fragments du vegetal detaches avec les dents). Pendant l’automne, cesChenilles vivent en mineuses dans les feuilles de frene, et passent l’hiver dans l’interieur des pousses,cessantde manger jusqu’ä l’arrivee du printemps.