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Botanique.
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BOTANIQUE. 17

Enveloppe subereuse. — On la connait plus vulgairement sous le nom de li^ge; eile est aussi desi-gnee par ceux de suber, de conche subereuse et A'epipklamm (m, sur; 9X0»;, ecorce). Sa couleur estbrune. On la trouve tres-developpee dans 1 'Orme et l’Erable champetre , mais surtout dans le Chene-Liege, d’oii eile a tire son nom.

Epidemie. — C’est la partie la plus ext6rieure de la tige; nous I’avons du reste fait connaltreavec assez de details pour qu’il soit inutile d’y revenir. Son existence est tout ä fait temporaire. Eneffet, par suite du developpement du bois et de l’ecorce, les couches les plus anciennes de celles-ci6tant sans cesse repoussees au dehors et exposees aux agents atmospheriques, ne pouvant d'ailleursse preter ä une extension indefinie, se desorganisent peu ä peu; eiles se detachent par plaques, commcdans le Platane, par lanieres, dans le Bouleau et le Merisier , ou se dechirent en reseau irregulier,comme dans la g6neralite de nos arbres.

On comprend tres-bien que l’epiderme, en raison de sa structure plus delicate et de sa positiontout ä fait exterieure, soit le premier detruit. Alors la couche de tissu cellulaire situee immediatementau-dessous se modifie au contact de l’air, et devient une esp£ce de nouvel epiderme, dont quelquesauteurs Iui ont en effet donne le nom, mais que M. Mold a designe avec plus de raison sous celui deperidcrme.

On peut maintenant se rendre facilement raison de certains faits dont on est tous les jours temoin.Chacun sait que les lettres et les figures tracees sur l’ecorce des arbres ne conservent pas leur forme;mais que, la hauteur restant la meme, la largeur augmente continuellement, ce qui les rend mecon-naissables au bout d’un certain temps; que ces figures finissent meine par <Hre completement detruitesavec les couches corticales; qu’un objet plante dans un arbre et penetrant jusque dans lebois en estpeil ü peu complitement recouvert, etc.

Lcnlicellcs. — O11 a designe sous ce nom, et plus anciennement sous celui de glandet lenticu-laires, des excroissances qui se montrent sur les jeunes ecorces , et se developpent avec les tiges,mais moins en hauteur qu’en longueur et epaisseur. Ces excroissances appartiennent ä l’enveloppecellulaire, et forment une sorle de hernie en dehors de l’enveloppe subereuse. On a cru pendai tquelque temps que les lenticelles donnaient naissance ä des racines adventives; cette opinion estcompletement abandonnee aujourd’hui.

TIGE DES MONOCOTYLEDONES.

La premiere annee, la tige des Monocotyledones presente aussi un certaindisposes en cercle et ressemble ainsi assez bien ä celle des Dicotyledones .

nombre de faisceauxMais cette similitude

Fig. 29. — Coupe d’une tige d’aspcrgc.

cesse bientöl; les faisceaux, au lieu de se grouper en couches concentriques, restent disperses aumüieu du parcnchyme sans apparence d’un ordre regulier. II n y a donc rien ici qui ressemble a