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Botanique.
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BOTANIQUE. 53

L’exemple du Pavot , joint ä quelques autres, prouve que le style et le stigmate sont formes quel-quefois, non par le prolongenient de la nervure mediane, mais par le limbe lui-meme

I

Fig. 100. — Stigmate sessile.

Occupons-nous mainlenant de l’ovaire, qui est la partie la plus importante du pistil; il en occupetoujours la partie inferieure. Son caract^re essentiel est de presenter, quand on le coupe longitudina-lement ou en travers, une ou plusieurs cavit6s nommees togcs , dans lesquelles sont eontenus les ru-diments des graines ou les ovules.

La forme la plus generale et la plus habituelle de l’ovaire est d’etre ovo'ide; cependant il est plusou moins comprime et allongedans les Cruciföres, les Legumineuses , etc.

Il est le plus souvent libre au fond de la ileur, c’est-ä-dire que sa base correspond au point du re-ceptacle oü s’insärent egalement les elamines et les enveloppes florales, sans qu’il contraete d’adhe-rence avec le calice, comme on le voit dans le Lis, la Tulipe , etc. Dans ce cas, il est aussi appelesupere.

Mais quelquefois on ne le rencontre pas dans le fond de la fleur; il semble place entieremcnt au-dessous du point d’insertion des autres parties, c’est-ä-dire que, faisant corps par tous les points desa peripherie avec le tube du calice, son sommet seid se trouve libre au fond de la fleur. Dans ce casl’ovaire a ete appele adhcrcnt ou inßre; exemple : les Iris, les Narcisses, etc.

Lors donc qu’au fond d’une fleur on ne trouvera pas l’ovaire, mais que le centre en sera occupepar un style et un stigmate, on devra examiner si au-dessous du fond de cette fleur on ne voit pasun renflement particulier, distinct du sommet du pedoncule. Si ce renflement, coupe en travers, offreune ou plusieurs cavites contenant des ovules, on sera dans la certitude qu’il existe un ovaireinfere.

La position de l’ovaire infüre ou supere fournit les caracteres les plus precieux pour le groupe-ment des genres en familles naturelles.

Toutes les fois que l’ovaire est infere, le calice est necessairement monosepale, puisque son tubeest intimement uni avec la peripherie de l’ovaire. Quelquefois celui-ci n’est pas entierement infere,c’est-ä-dire qu’il est libre par son tiers, sa moitie ou ses deux tiers superieurs. Le genre Saxifrageoffre ces diverses nuances. D’autres fois plusieurs pistils reunis dans une fleur sont attach6s ä la pa-roi interne d’un calice tres-resserre ä sa partie superieure, en sorte qu’on le prendrait pour un ovaireinfäre. On le nomme ovaire parietal; exemple : la Bose (1).

L’ovaire infere etant celui qui fait corps par tous les points de sa peripherie avec le tube du calice,il decoule de lä une loi generale ä laquelle on n’a point fait attention; c’est que la position infere del’ovaire exclut necessairement la multiplicite des pistils dans la meme fleur. En effet, dans le casd’ovaires parietaux, on voit qu’ils ne touchent au calice que par un seid point: il est de toute impos-sibilite que cet Organe en enveloppe plusieurs par toute leur peripherie. Donc ces ovaires ne sont pasinferes, mais seulement parietaux.

Une autre mooification, l’ovaire gipiobasicpie, s’observe dans les Labiees , les Borraginees, etc.L’ovaire applique sur un disque hypogyne, qui, dans ce cas, a regu le nom particulier de gijnobase •

(1) Richard, Nouveauoc Elements de Botamque,