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Botanique.
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HISTOIRE NATURELLE.

Nous devons trouver dans lc fruit une strueture analogue äcelle dela feuille, puisque le fruit n’estqu’une feuille repliee; il y a en effet iepicarpe, epiderme inferieur devenu exterieur; I ’endocarpe,epiderme superieur devenu interieur; le mesocarpe, tissu parencliymateux interpose entre les deuxepidermes.

Ces trois pai'ties, en se developpant, ne conservent pas ordinairement la meme consistance, et semodifient en devenant soit plus charnues, soit plus ligneuses, etc. Aussi n’est-ce pas toujours Iameme partie que nous mangeons dans les fruits, car ce n’est pas toujours la meme partie qui devientcliarnue et comestible. C’est le receptacle dans la figue, le calice dans la poinme, le mesocarpe dansIa peche, le pericarpe entier dans les groseilies, la graine dans l’amande, les haricots, les petitspois, le tegument charnu de la graine dans la grenade, les fibres charnues dans l'orange, etc.

Fig. 109. — Orange (Ilesperidic).

Fig. 110. — Pomme,

Le pericarpe ne provient pas toujours tout entier des feuilles carpellaires, mais souvent aussi dutube du calice accru et confondu avec eiles; c’est ce qu’on voit tres-bien dans la Poire, la Pomme, laNefle (1), oü de petits faisceaux fibro-vasculaires verdätres separent ce qui appartient a la feuillecarpellaire d’une part et au ctdice de l’autre.

L’union des deux bords soudes de la feuille carpellaire est souvent indiquee par une ligne extA-rieure, par un sillon, lorsqüe ses bords se sont un peu retleehis vers la eavite de la löge, comme onpeut le voir dans le Baguenaudier, 1’Abricot, etc. Un a donne le nom de siiturc interne ou ventrale äce sillon, et celui de suture externe ou dorsale au sillon qui se trouve au dehors du fruit et repre-sente Ia nervure mediane.

D’apres ce qui precede, il estclair qu’il existe entre les fruits un nombre prodigicux de differences;aussi le nombre des termes employes pour designer les diverses classes de fruits va-t-il sans cesse enaugmentant, et la confusion commence-t-elle ä s’etablir dans leur classiiication. Essayons de presen-ter ce sujet avec toute la simplieite que comporte un ouvrage elAmentaire.

On appelle fruit simple celui qui provient d’un pislil unique reuferme dans une fleur; tel est celuidu Pecher, du Cerisier, etc.

On appelle au contraire fruit compose ou syncarpe celui qui provient de plusieurs pistils renfermesdans une meme fleur : par exemple Ia Fraise, la Framboise, le fruit des Refioncules, des Clematites, etc.

Enfin on donne le nom de fruit agrege ä celui qui resulte d’un nombre plus ou moins conside-rable de pistils reunis et souvent soudes ensemble, mais provenant tous de fleurs distinctes tres-rapprochees les une? des autres, et qui frequemment se sont soudees de maniere ä former un seulcorps que l’on considere communement comme un fruit unique, comme celui du Mürier, de l’Ananas ,les ebnes des Pins et des Sapins, etc.

Suivant la nature de leur pericarpe, on a distingue les fruits en secs et.en charnus. Nous devonsfaire remarquer que, dans quelques-uns de ces derniers, la partie cliarnue n’apparlient pas au peri-carpe, mais aux enveloppes florales, auxbraetees, ou meme au pedoncule, qui ont prisun developpe-ment extraordinaire. Ce ne sont donc pas ä la rigueur de veritables fruits charnus ou ä pericarpecharnu. Ainsi, dans le Mürier, c’est le calice qui est charnu; dans les Genevriers , ce sont les

d) En genArnl, Jans lous les fruits rcsultanl d’un ovairc compose el adlierent.