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IIISTOIRE NATURELLE.
L’ovule n’est, ä l’origine, qu’un petit mamelon cellulaire se developpant sur un point de l’inlc-rieur de la löge; son volume augraente progressivement, et sa forme devient celle d’un sphero'ide al-longe.
C’est ä cette petite masse que l’on a donne le nom de nucelle. Dans le centre de celui-ci se formeune petite cavite dans laquelle, apres la fecondation, on voit se developper un nouveau corps cellu-laire, qui deviendra plus tard l’embryon, suspendu ä un fdet qu’on nomme suspenseur. L’interieurde la cavite est tapisse d’une membrane nommee sac embryonaire.
Dans le plus grand nombre de cas, le nucelle se revel d’une enveloppe exterieure, presque tou-jours double. Toutes deuxsont percees d’une ouverture nommee endoslome pour l’interne, exoslomepour l’externe; la reunion de ces deux ouvertures constitue le micropyle.
M. De Mirbel, dans son beau travail surl’ovule, a no mme primine l’enveloppe la plus externe; se-condine, celle qui la suit immediatement; terchie, le nucelle lui-meme; quatrine, une membrane quise forme quelquefois entre le nucelle et le sac embryonaire, et dont l’existence, trfes-rare et trfes-passagere, l’a fait negliger par plusieurs auteurs; quintine, enfin, le sac embryonaire. Voici les ter-mes correspondants proposes par MM. Robert Brown et Brongniart, ä qui la Science est aussi rede-vable d’excellents travaux sur ce sujet:
Mirbel.
R. Brown.
Ad. Brongniart,
Primine.
Testa.
Testa.
Secondine.
Membrane interne.
Tegmen.
Tercine.
Nucleus.
Amande.
Quartine.
Quintine.
Amnios.
Le funicule laisse ä l’exterieur de l’ovule une empreinte nommee hile, bien visible dans le Mar-ron d'lnde, et ä l’interieur une autre nommee clialaze: si les deux ne se correspondent pas exacte-ment, eiles sont unies par un autre cordon, cache sous les teguments et nomme raphe. Ces detailsetaient necessaires pour faire comprendre les trois formes de l’ovule, qui fournissent des caracteresimportants pour la Classification.
Dans l’origine, le hile, la chalaze et le micropyle, pourraient etre traverses par un arc rectiligne.Certains ovules conservent loujours cette direction, et sont nommes ovules droits ou orlhotropes,mais on n’en trouve de semblables que dans un tres-petit nombre de plantes, telles que le Noyer, lesf’olygonees et une partie des Urticees. Quant aux autres, ils devient plus ou moins de la ligne droiteet de differentes manieres, suivant les genres et les familles. II en est qui, tout entiers, se courbentsur eux-memes en forme de rein, rapprochant ainsi du hile le micropyle ou sommet du nucelle; cesovules, dont les familles des Legumineuses, des Cruciferes et des Caryophylles fournissent de nom-breux exemples, portent le nom de recourbes ou campylotropes. D’autres, les reßechis ou anatropes,par la eourbure graduelle de la base de leur axe, se rapprochent peu ä peu du cordon ombilical,et, apres avoir decrit un demi-cercle, le rencontrent, se soudent avec lui, et le confondent en quel-que sorte dans leur substance. Souvent le cordon, ainsi soude, se monlre comme une proeminenceexterieure, mais souvent aussi il ne se laisse point apercevoir; la partie soudee du cordon est leraphe. Du reste, on observe assez souvent des transitions de Tun ä l’autre de ces trois etats.
GRAINE.
L’etude assez detaillee que nous avons faite de l’ovule rendra plus facile celle de la graine; nousy retrouverons, presque sous les memes termes, les meines Organes essentiels. Mais, avant, nousdevons dire un mot de deux Organes accessoires et peu repandus.
Au sommet de la graine de quelques plantes, du Riein, par exemple, on observe un petit renOe-