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IIISTOIRE NATURELLE.
La fecondation est souvent precedee de phenomenes precurseurs qui preparent faceomplissementde cette fonction. Ainsi, les fetamines, qui, dans certaines plantes, sont rejetees vers la partie exte-rieure ou repliees vers le fond du periantlie, se redressent vers le stigmate. Dans d’autres fleurs, lesstigmates eux-memes se gonflcnt et secretent un suc plus abondant. Les boutons des Nymphea, etd’autres vdgetaux qui etaient Caches sous l'cau, s’elevent au-dessus de la surface et s’epanouissent,pour redescendre au-dcssous de 1‘eau apr6s la fecondation. Cependant, celle-ci peut s’operer dansdes plantes enticrement submergees.
Fig. 430. — Aspasie odorante.
L’acte essentiel de la fecondation consiste dans le contact du pollen avec l’ovule; pour cela, il fautd’abord qu’il tombe sur le stigmate; cette chute s’opere de differentes manidres. Elle se fait naturel-lement dans les fleurs hermaphrodites qui ont les elamines plus longues que les pistils; dans le cascontraire, le pedoncule se tord, et la fleur se renverse ordinairement avant la fecondation, de maniereque le stigmate se trouve inferieur aux antheres.
Dans les plantes diclines mono'iques, et surtout dans les dio'iques, la fecondation se fait ädistance, soit par les vents qui transportent le pollen, soit par les insectes : ceux-ci, qui affec-tionnent particulierement teile ou teile espece vegetale, vont puiser dans les fleurs mäles la liqueursecretee par les nectaires; puis ils vont en faire autant sur les fleurs femelles; mais, dans les pre-mieres, differentes parties de leur corps se sont chargees de poussiere fecondante, qui se trouveainsi transportee sur les stigmates. Cette Operation peut se faire ä d’assez grandes distanees. Onconnait l’histoire de ce Pistachier femelle du Jardin des Plantes de Paris , qui, apres avoir dte long-