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Botanique.
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HIST01RE NATURELLE.

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base. On fait ensuite sur l’autre branche coup6e une incision annulaire; aprfis quoi, il suffit d’un 16-ger effort pour enlever en ce point un cylindre d’6corce qu’on a dü choisir pourvu d’un ou plusieursbourgeons en bon etat. Ce cylindre est la greffe dans laquelle on fait entrer l’extremite d6nudee dusujet. II suffit alors d’appliquer sur eile les lanieres d’ecorce qu’on avait rabattues, de Her ensuite etde proleger le tout ä l’aide d’un mastic dontla composition peu varier.

B. GREFFES PAR RAMEAUX LIGNEUX OU HERBACES .

La plus importante est la greffe en fenle. Pour celle-ci, on detache, pendant l’hiver, des rameauxd’un arbre; ce sont ces rameaux qui constituent les greffes. Au printemps, on coupe horizontalementla tige ou la branche ä greffer; on ouvre ä cette extremite tronquee une feilte dans laquelle on intro-duit le bout inferieur de la greife, aminci et taille en biseau. Quand le sujet est d’un diametre un peuconsiderable, on dispose plusieurs de ces greffes autour de la eireonference, ce qui constituelagre/jfcen couronne.

La greffe herbacee ou Tschudg ne differe le plus souvent de la pr6cedente qu’en ce que l’on opereseulement avec l’extremite herbac6e des v6getaux ligneux ou avec des rameaux de simples herbes. Onl’a notamment employee avec avantage pour les arbres verts. On l’a etendue aux herbes et m6moaux tubercules, sur lesquels on a ainsi transporte des rameaux, par exemple dans les Dahlias.

La greffe par copulalion ou ä l’anglaise doit aussi etre rangee dans cette classe; eile consiste acouper obliquement, mais en sens inverse, le sujet et la greffe; apres quoi l’on applique ces deuxsections obliques l’une sur l’autre, de maniere ä faire co'incider les parties semblables, et, par con-sequent, la zone vegetative.

C. GREFFES PAR TIGES ET BRANCHES SUR PIED OU PAR APPROCHE.

La maniere d’operer la plus simple etla plus usit6e consiste ä enlever, de part et d’autre, par uneentaille de forme variable, la partie exterieure et presque rnorte de l’ecorce, generalement meme ydenuder ainsi le jeune bois, et ä reunir ensuite le sujet et la greffe en les liant fortement Tun ä l’au-tre. Lorsque l’adherence des tissus s’est operee, et que la greffe peut recevoir directement la sevedu sujet, on l'isole de ses propres racines en la coupant au-dessous du point oü l’on a opere; end’autres termes, on la sövre. Ces greffes s’operent quand la seve est en mouvement.

Ce sont celles que la nature opere le plus frequemment; dans la pratique, on les a mises ä profitde diverses manieres, soit pour transporter la tete d’un arbre sur une autre tige, soit pour donnerplusieurs tiges ou plusieurs racines ä une merne tete, soit pour multiplier des especes precieusessans compromettre leur existence, soit, enfin, pour obtenir des sortes de treillis naturels en reunis-sant ainsi sur plusieurs points assez rapproches les branches des arbrisseaux qui forment unehaie.

D’apres M. Gallesio, il y aurait une relation entre l’etat sexuel des vegelaux et le genre de greffequ’il convient de leur appliquer. Ainsi, les greffes de la premiere classe seraient specialement appli-cables aux vegetaux diclines, celles de la seconde aux vegetaux hermaphrodites.

Pour la reussite d’une greffe quelconque, on recommande toujours de mettre exactement en con-tact ou de faire co'incider le liber de la greffe avec celui du sujet. Or, on a evidemment attribue iciau liber ce qui n’appartient qu’ä la zone vegetative. La plus forte preuve que le contact des deuxlibers n’est pas indispensable, c’est qu’il est impossible dans certains cas, par exemple dans lesgreffes de la premiere classe.

La condition fondamentale pour la reussite de la greffe consiste dans l’afiinite specifique des deuxindividus qu’elle doit reunir. Ainsi, les especes d’un meme genre, ä plus forte raison les Varietesd’une meme espece, n’eprouvent pas en general de difficulte ä se greffer l’une sur l’autre; mais dejä,entre deux genres souvent voisins d’une meme famille, le succes de l’operation est generalement