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HISTOIRE NATURELLE.
gnant ä peu präs la meme hauteur. Cette espüce, propre au midi de l’Europe , croit plus rapide-ment, mais s’arrete beaucoup plus töt. Ses feuilles donnent un terreau tres-abondant, source d’unefertilite ä venir pour les terrains sablonneux oü on le eultive ordinairement. Cet arbre, plante*dans les dunes de la Gascogne par I’ingenieur Bremontier, a fixe ces sables mouvants dont l’enva-hissement successif detruisait toute Vegetation, et, paf l’humus qu’il a rendu au söl, a prepare d’a-bondantes recoltes. 11 resiste parfaitement aux vents de mer, peut servir d’abri ä d’autres vege-faux et supporte assez bien les froids ordinaires de nos climats, pourvu qu’ils ne soient pas excep-tionncls. Sa culture a pris un tres-grand developpement dans nos departements du sud et de l’ouest,
Fig, 2. — Pin d’ßcosse.
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et a change en surfaees boisees des sols jusqu’alors abandonnes. On l’a successivement introduitdans la Bretagne, le Maine, la Sologne, le Gätinais et dans les environs de Paris , qui semblentetre sa limite extreme au nord. 11 reussit mal dans les terrains calcaires, oü les alternatives dufroid et de la chaleur le fontperir frequemment. Son bois est moins durable que celui du Pin syl-vestre, quoiqu’il soit employe pour la charpente, les pilotis, la confection des caisses d’embal-lage, etc. On s’en sert meine dans les ports du Midi pour le doublage des embarcations. 11 donneuneplus grande quantite de resine que les autres Pins, et c’estlui qui fournit principalement le braisecet la terebenthine. Cette matiere resineuse s’obtient en pratiquant au tronc des arbres des entailles