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Botanique.
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IIISTOIRE NATURELLE.

5. CECROPIA. Linne .

Fleurs dio'iques en chatons cylindriques. Les mäles: perianthe pyriforme, tAtragone, percA de deuxpores au sommet. Deux Atamines saillantes ä travers les pores. Fleurs femelles : perianthe infondibu-liforme, bifide au sommet. Ovaire anguleux, surmontA d’un style court. Raie monosperme.

Arbres AlevAs, annelAs, et dont les tiges et les branches sont creuses, ce qui leur a valu les nomsvulgaires de Bois trompetle, Bois canon. Leurs sues contiennent une certaine quantitA de caoutchoucet peuvent servir ä la preparation de eette substance. On en rompte deux ou trois especes, dontune desplus connues est le C. almatn, W., qui crolt aux Indes occidentales.

6. ARTOCARPUS. Linne. (Arbre a pain, Jaquier .)

Fleurs monoiques. Les mäles en chatons cylindriques couverts de fleurs sessiles, monandres. Pe-rianthe forme de deux ou trois squamules dressAes. Etamine eourte. Filet lineaire, aplati. Fleurs fe-melles : chatons ovales. Perianthe tubuleux, indivis, perforA et pyramidal au sommet. Ovaire libre,uniloculaire, uniovulA. Style latAral, filiforme, saillant. Stigmate terminal, indivis ou bifide. Fruittres-gros, ä surface tuberculeuse, forme par la reunion des pArianthes accrus, charnus et soudes.

Les Artocarpus, au nombre de quinze espAces, sont des arbres ä suc propre laiteux, remarquablespar leurs fruits comestibles, nourriture ordinaire des habitants de l’Asie Äquatoriale et de la Polynesie ,pays oü croissent ces vegAtaux. — L ’A. incisa, L., haut de trente ä cinquante pieds, porte des feuillesovales, coriaces, lisses en dessus, scabres en dessous, decoupAes en trois ä neuf lobes, et lon-gues de trois pieds. Les fruits, presque aussi volumineux que la tete d’un jeune enfant, sont formAs,ä l’interieur avant leur maturitA , d’une chair blanchätre, un peu farineuse, et ont une saveur com-parable ä celle du pain du froment. Principale ressource des indigenes des lies de la Sonde, des Mo-luques, etc., les fruits de l’arbre ä pain se mangent crus ou grilles, ou accommodes de differentesmaniAres. Lorsqu’ils sont entiArement mürs, ils deviennent douceätres, et acquiArent des propriAtAspurgatives qui en rendent l’emploi impossible comme aliment. Les PolynAsiens en prAparentune pätefermentee qu’ils conservent pour la mauvaise saison; et ils se servent de l’Acorce interieure du troncpour fabriquer des especes d’etoffes dont ils fonl des vetements. Cette espece, si utile, et dont deuxou trois pieds peuvent suffire ä la nourriture d’un homme pendant une annAe, a AtA naturalisAe auxAntilles et en AmArique . — L'A. integrifolia differe du prAcAdent par ses feuilles entieres a l’Atatadulte, lobees lorsqu’elles sont jeunes, et ne dApassant pas six pouces de long. Son fruit oblong,jaunätre, atteignant souvent deux pieds et demi sur un pied de diametre, pese quelquefois jusqu’äquatre-vingts livres. II est tres-recherchA des Malais et des Hindous. Cel arbre, qui crolt dans Lindeet dans les lies voisines, fournit encore un bois employe pour LAbAnisterie.

7. FICUS . Tournefort. (Figuier.)

Involucre commun, charnu, renfermant des fleurs monoiques nombreuses, muni de cinq Acailles ;isa base, connivent, et presque fermA au sommet. Fleurs mäles : pArianthe de trois a cinq lobes. Troisä cinq etamines. Fleurs femelles : perianthe ä cinq parties. Ovaire surmontA d’un style a deux stig-mates. Fruits nombreux, monospermes, remplissanl la surface interieure du receptacle.

Le Ficus carica, L. (Figuier commun), s'Aleve ä dix-huit ou vingt pieds, et porte de nombreuxrameaux AtalAs, garnis de feuilles alternes, grandes, Apaisses, rüdes, palmAes et lobAes. Les fruits,dont les premiers paraissent avant les feuilles, sont subsessiles, et places le long des rameaux. CetteespAce, qui crolt spontanAment dans les lieux secs et pierreux de l’Europe mAridionale, est cultiveedepuis un temps immAmorial. L’Ecriture sainte en fait mention; et eile existait en Italie bien avant lafondation de Rome . Ses fruits abondants, formes d’une pulpe moelleuse et sucree, sont rafralchis-sants, adoucissants, Amollients, un peu laxatifs, et constituent, pour les habitants de la Greoe, del’Archipel , de nos provinces mAridionales, etc., une nourriture aussi saine qu’agrAable. De leur suc,elabore et clarifiA, on fait un sirop dAlicieux. Seches sur des claies placees au soleil, ils deviennent