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BOTANIQUE.
trois pieds et habite les lieux montueux et ombrages des cötes maritimes. VE. paralias , L., c-roit dansles sables au bord de la mer. Les memes localites produisent les E. pithyusa, L.; peplis, L., etc.
Si nous passons des Euphorbes herbacees de nos regions ä celles qui croissent sous d’autres zones,ces dernieres nous presenteront des especes arborescentes et charnues dont plusieurs, remarquablespar le vif eclat de leur involucre pare de brillantes couleurs, sont cultivees dans nos serres. — VE.spImdens, arbrisseau ä tige droite, garnie de feuilles oblongues, d’un beau vert. Ses fleurs sont por-tees sur de longs pedoncules d’un rouge ecarlate. Trouvee ä Madagascar , en 1822, par M. Breon, quil’introduisit dans l’ile Bourbon, eile fut rapportee de cette colonie en France par M. Neumann, en1824. — VE. pulchernma, Willd. , arbuste de cinq ä huit pieds, belle plante, originaire du Mexi-que, est connue depuis 1836, epoque oü eile fut introduite par M. le docteur Blaquiere. — VE.Jacquiniw flora, arbrisseau de huit ä douze pieds, peu rameux. Les fleurs nombreuses presententcinq appendices petalo'ides d’un rouge brillant. — VE. variegata, Nutt., se fait remarquerpar sesbracteoles agreablement nuancees de vert et de bleu, et par ses capsules velues. Elle croit ä la Loui-siane, et est encore peu connue en France . — VE. punicea, Swartz, se distingue des especes prece-dentes par ses involucres d’un vert pourpre, velus interieurement, et accompagnes de bractees d’unrouge ponceau tres-brillant. L’ovaire pedicelle, et d’un pourpre plus ou moins fonce. Habite la Ja-maique. Nous terminerons Fexamen des especes d’ornement en citant encore les E. heterophylla,mcloniformis, caput Medusce, L., balsamifera , cotinifolia, canaliculala, neriifolia, etc.
VE. ipecacuanha, qui croit en Amerique , passe pour etre un des meilleurs succedanes de I’lpe-cacuanha. Les racines de cette plante peuvent remplacer ce dernier medicament. — Parmi les especescharnues, qui toutes ont le port et l’aspect des Cactus, nous trouvons au premier rang VE. ofßci-narmn, L., haut de cinq pieds environ, consistant en une tige presque simple, charnue, sillonneedans toute sa longueur par des angles qui, sur leur crete, portent de petits tubercules armes d’aiguil-lons, roides et gemines. — On retire de cette plante, ainsi que des E. Antiquormn, L., et Cana-riensis , la resine connue, dans les pharmacies, sous lenom d’ euphorbium. Cette substance, qui de-coule de la tige de ces vegetaux, s’epaissit, se condense et se concrete au contact de l’air. Dans cetetat, eile ressemble a la cire jaune, et se montre sous la forme de petits globules fragiles, friables etlisses. L’Euphorbium est un poison violent, d’une saveur äcre et brülante. Autrefois on l’employaitassez frequemment ä l’interieur; on ne s’en sert plus aujourd’hui que comme epispastique.
2. DALECHAMPIA. Plumier.
Fleurs mono'iques. Les mäles en ombelle, munie d’un involucre de deux folioles. Perianthe ä cinq ousix divisions. Etamines nombreuses, monadelphes. Fleurs femelies reunies par trois, et entoureesd’un involucre de trois folioles. Perianthe de dix ä douze folioles lineaires, ciliees ou dentees, per-sistantes. Ovaire portant un style dilate au sommet. Capsule pedicellee, ä trois coques monospermes.
Ce genre renferme une douzaine d’especes, toutes etrangeres ä l’Europe , et qui pour la pluparthabitent les contrees chaudes de 1’Amerique .
DEUXIEME TRIBÜ - HIPPOMA1VEES.
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Fleurs nues ou apetalees, une ou plusieurs ä l’aisselle d’une bractee. Les mäles ayant deux ä dixetamines. Loges ordinairement uniovulees.
3. ADENOPELT1S. Bert.
Fleurs monoiques.. en chatons. Les mäles : deux etamines. Filets soudes inferieurement en unseul ä base articulee. Fleurs femelles: ovaire ä trois loges biovulees. Trois styles simples, reflecbis.capsule ä trois coques.
Cet arbrisseau, dont les fleurs sessiles ä l’aisselle de bractees ecailleuses sont disposees en chatons
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