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tant surpris par un orage, il se refugia sous un Mancenillier, et qu’il y requt sur le corps l’eau quidegouttait des feuilles et des branches de cet arbre saus en ressentir un malaise sensible. Toutefoissous l’influence decertaines conditions atmospheriques, ilparatt avere que le Mancenillier verse dansFair des emanations deletäres. Son fruit, ressemblant pour la forme et Ja couleurä une petite pommcd’api, est forme d’une pulpe tres-veneneuse, et le suc laiteux qui decoule abondamment de son ecorceest doue de proprietes toxiques portees ä un haut degre. Une seule gouttelette tombant sur l’epi-derme y determine une Sensation de brülure tres-douloureuse ä laquelle succede une ampoule quiparfois degenere en une ulceration tres-difficile ä guerir. Ses effets veneneux, experimentes surdes chiens, ont donne les resultats suivants : viugt grains, lorsqu’il est frais, suffisent pour tuer unehien; un demi-gros ä l’etat sec introduit dans les veines d’un de ces animaux le foudroya en deuxminutes. Ces faits prouvent assez que le suc du Mancenillier est un des poisons vegetaux les plus ener-giques. Cet arbre est träs-rare dans les pays oü il croit par suite de la precaution que prennent leshabitants de detruire tous ceux qu’ils decouvrent. Pour les abattre, ils allument un grand feu autourde chaque pied, afin de brüler prealablement l’ecorce, qui sans cela pourrait causer des aecidentsgraves en laissant couler le suc dont eile est gorgee.
Fleurs dio'iques. Les mäles: chatons cylindraces. Calice ecailleux. Etamines monadelphes. Filamentstripartis. Fleurs femelles : calice de trois ecailles. Capsule ä trois coques.
L'E. agalloclia liabite les Moluques , et est caracterise par les proprietes d6let6res qui se retrou-vent dans un grand nombre d’Euphorbiacees . Pendant Iongtemps on a cru que ce vegetal fournissaitle bois cl’Aloes ou d’ Agatloche, frequemment employe dans les Indes pour parfumer les habitations.Cette opinion, basee sur une erreur, est completement discreditee aujourd’hui.
6. IIURA. Finne. (Säumer.)
Fleurs monoiques. Les mäles en chatons imbriques. Perianthe court, urceole, tronque. Etaminesnombreuses, afilets reunis en un cylindre portant des antlieres verticillees sur deux ou trois rangs.Fleurs femelles solitaires. Perianthe urceole, tronque. Ovaire arrondi. Style long, cylindrique. Stig-mate en bouclier, ä douze a dix-huit rayons. Capsule ligneuse, orbiculaire, dehiscente avec elasticite.
Ce genre renferme une seule espece, originaire des contrees chaudes de FAmerique. — L'H. crc-pitans est remarquable par ses capsules de forme circulaire, composees d’arcs ligneux qui se rompentbruvamment et brusquement lorsqu’ils sont penetres par la chaleur. Pour prevenir cet accident, on ala coutume, dans les cabinets, d’entourer ces fruits d’un lil defer.
7. STILL1NG1A. Card.
Fleurs monoiques. Les mäles: calice hemispherique, multiflore, deux etamines saillantes. Anthäresextrorses. Fleurs femelles : calice uniflore. Ovaire surmonte d’un style, trifide. Capsule globuleuseä trois coques monospermes.
Arbres et arbrisseaux lactescents, ä feuilles alternes portees par des petioles munies de deuxglandes ä leur extremite. Fleurs mäles en epis souvent terminaux : les femelles, solitaires au bas desepis mäles, entierement isolees. liabite FAmerique, l’Asie , etc. —Le S. sebifera est un arbre cu-rieux par ses graines entourees d’une couche epaisse de matiere analogue au suif.
TROISIEME TRIBT’. — ACALYPHEES
Fleurs apetaläes en Apis ou en grappes. Loges uniovulees.