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Botanique.
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I1IST0IRE NATURELLE.

dans le midi de la France, le sud de l’Europe , le Levant, etc. On retire de cette espece lc bleu detournesol, substance colorante employee dans l’industrie et les arts.

24. ARGYTHAMNIA. P. Brown.

Fieurs mono'iques. Les mäles : calice quadriparti. Corolle ä quatre petales velus. Quatre etaminesä lilets soudes ä la base. Antheres introrses. Pistil rudimentaire. Fieurs femelles : calice ä cinq divi-sions. Ovaire velu, ä trois loges uniovulees. Trois styles bifides, termines par des stigmates dechi-quetes. Capsule ä trois coques.

L 'A. candicans, arbuste blanchätre recouvert de poils, porte des feuilles alternes, simples. Sesfieurs sont en petites grappes axillaires; les mäles placees au sommet. Ce vegetal renferme dans tou-tes ses parties un principe colorant, rouge, sensible par la dessiccation. — Suivant Adanson, VA.teranmus de P. Brown doit etre rapporte ä ce genre, et en forme ainsi la deuxieme espece.

CIIXQUIEME TRIBE. ~ PIIYLLANTHEES.

Fieurs ordinairement apetalees, solitaires ou en fascicules axillaires. Loges biovulees.

25. CLUTIA. Linne . (Clutelle.)

Fieurs dio'iques. Calice ä cinq divisions. Corolle : cinq petales, cinq petites ecailles trifides aufond du calice, opposees aux lobes calicinaux. Les mäles : cinq etamines divariquees, ä fdets soudesjusqu’au milieu de leur longueur en une colonne placee sur l’ovaire avorte. Fieurs femelles : ovairesurmonte de trois styles bifides. Capsule globuleuse, ä trois loges monospermes.

26. ANDRACHNE. Linne . (Andrachnee )

Fieurs mono'iques. Les mäles : calice quinqueparti. Corolle ä cinq petales membraneux. Cinq eta-mines ä filets soudes en colonne. Pistil rudimentaire. Fieurs femelles : calice quinqueparti, persistant.Ovaire globuleux, ä trois loges biovulees. Trois styles eourts, divariques, ä deux branches stigma-tiques. Capsule ä trois coques bivalves et dispermes.

27. PHYLLANTHUS. Swartz. (Phyllamhe.)

Fieurs mono'iques. Calice colore, ä cinq ou six divisions profondes. Les mäles: trois etamines ä fila-ments eonnivents ä la base. Fieurs femelles : ovaire entoure de glandes. Trois styles rapproches, ter-mines chacun par deux stigmates. Capsule ä trois coques, bivalves et dispermes.

Ce genre renferme un nombre assez considerable d’especes ligneuses ou herbacees, et dont lesrameaux portent des feuilles souvent tres-petites et disposees de maniere ä simuler des feuilles ailees.Leurs fieurs bractees et axillaires sont fasciculees ou presque solitaires. — Le P. grandifolia, L.,presente une tige arborescente, ä branches etalees supportant des rameaux comprimes, stries, rou-geätres, garnis de feuilles grandes, ovales, ä nervures jaunätres. Croit en Amerique . — Le P. em-blica, L., arbrisseau dont Gaertner a fait le genre Emblica, est connu par ses fruits appeles mj/ro-bolans, longtemps employes comme purgatifs. Leur decoction raffermit les dents ebranlees, et l’eaudans laquelle onles fait macerer rougit le papier bleu. A l’epoque oü la medecine en faisaitun usagejournalier, ils ne parvenaient en Europe qu’ä l’etat de fragments de pulpe dessechee.