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Botanique.
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I1IST0IRE NATURELLE.

en Algerie, oü les Arabes l’emploient comrae aliment. Gelte plante a le port des Orobanchees, l’as-pect d’un Champignon, la forme d’une Clavaire simple et pousse surl’ecorce des Myrtes et d’autresarbres. D’une racine tuberculeuse nait une tige de cinq ä six pouces, epaisse, cylindrique, d’unrouge brun fonce, et garnie, dans sa pavtie inferieure, d’ficailles charnues colorees de meme que latige. En acquerant son developpement eomplet, eile perd ses ecailles en partie ou en totalite, et l’onn’observe plus qu’un pedicule raboteux supportant une tete oblongue, conique, couverte de fleursdistinctes, mäles et femelies entremele.es, de couleur ecarlate. Elle contient un suc rouge, inodore,amer, astringent et legerement acide. Autrefois eile jouissait d’une grande reputation, et passaitpour un remede tres-efficace dans les hemorragies, les flux de sang, les pertes, etc. On l’employaifalors pulverisee et delayee dans un liquide quelconque. C’etait, acette epoque, pour Malte et l'Italie ,un objet de commerce assez important.

2. BALANOPIIORA. Förster.

Fleurs capitulees, monoiques, les mäles pedicellees, peu nombreuses, et placees inferieurement, äcalice compose de trois, quatre ou huil sepales etalös. Etamines en mente nombre que les sepales,soudees ä la fois par les filets et les antheres. Celles-ci extrorses et sillonnees longitudinalement. Fleursfemelles nombreuses, serrees, occupant la partie superieure du capitule, depourvues de perianthe.Ovaire ä une löge portant un style setace. Fruit inconnu.

Le genre Balanophcn-a, ne comprend que deux especes : les B. tannensis, Forst., et Javanica,Blum, sont des plantes fongueuses, ayant une tige tres-courte, une racine renflee, et vivant en para-sites sur les racines des Figuiers. Le Balanopltora tannensis habite les lies de la mer du Sud. Cetteespece a une tige charnue, garnie de tubercules ä sa base, divisee superieurement en plusieurs ra-meaux ecailleux termines parun capitule ovoide, et representant assez bien la forme d’un gland sor-tant de sa capsule, ce qui explique le norn donne au genre.

62“ FAMILLE. - UAFFLESI4CEES.

Plantes herbacees, generalement parasites sur les racines d’autres vegetaux, souvent depourvuesde tige, ä feuilles reduites ä l’etat d’ecailles ou nulles. Fleurs monoiques ou dioiques, rarement her-maphrodites, solitaires ou disposees en grappes axillaires ou terminales. Calice tubuleux, campa-nule ou globuleux, offrant trois ä six sepales, adherent, rarement libre. Corolle nulle. Etamines ennombre defini (liuit ou seize) ou indelini; filets monadelphes, adherents au style dans les fleurs her-maphrodites, ou au style avorte dans les fleurs diclines; antheres extrorses. Pistil compose de plu-sieurs carpelles soudes, ä placentas parietaux, rarement axiles. Fruit bacciforme, dur et coriace audehors, pulpeux au dedans, uniloculaire, rarement capsulaire, a quatre loges. Graines tres-nom-breuses. Embryon droit, petit, entoure d’un endosperme charnu ou corne.

Ces plantes, dont le port est. sans contredit le plus bizarre que presente le regne vegetal, au pointque plusieurs ont ete prises pour des Cryptogames, ont generalement pour patrie les regions tropi-cales des deux continents. Elles ont quelques rapports d’analogie avec les Aristoloches, dont l’illustreRobert Brown les a distinguees. MM. Endlicher, Ad. Brongniart, Lindley, etc,, en ont fait trois fa-milles distinctes, que d’autres considerent comme de simples tribus.

PREMIERE TRIEF. — RAFFLESIEES.

Vegetaux parasites, prives de tige et de feuilles; gorge du calice garnie de cinq corps cbarnusdistincts ou soudes en anneaux. Etamines nombreuses, ä antheres s’ouvrant par des pores. Stylessoudes ä la base, distincts au sommet.