BOTANIQUE.
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Calice persistant, ä einq sepales. Corolle campanulee , ä cinq petales caducs. Dix etamines, dont,cinq avortent souvent, et sont remplacees par autant de petites ecailles. Cinq styles. Capsules ä cinqloges dispermes, divisees cbacune en deux par une cloison complete ou incomplete.
Les especes de ce genre sont de jolies plantes tres-delicates, ä fleurs blanches, roses, jaunes oubleues. Le Lin ordinaire ou usuel (L. usitatissimum , L.) est une plante annuelle dont la tige, hautede cinquante centimetres ä un mötre, est grele, couverte de feuilles lineaires, eparses, et porte äson somvnet de jolies fleurs bleues. Sa culture est repandue dans la plus grande partie de l’Europe .On en retire par le rouissage une filasse dont les divers emplois sont suffisamment connus. On croitgeneralement que l’usage de faire des Stoffes de Lin a pris naissance ehez les Egyptiens . Suivant eux,re fut Isis qui enseigna aux hommes l’art de le preparer pour en faire des vetements. La Grece em-prunta ä l’Egypte les procedes de culture et de tissage, et ce ne fut que plus tard que l’Italie en eutconnaissance. Varron qualifie les robes de fin Lin de robes de cristal (vilreas togas), et Petrone ditde ces sortes de toiles que c’est un nuage de Lin, du vent tissu.
On emploie en medecine la graine de Lin broyee pour en faire des cataplasmes eraollients; lagraine entiere, prise en decoction, est adoucissante. L'huile de Lin, qui n’estpas alimentaire, est em-ployee dans les arts et I’industrie; on l’emploie pour faire des vernis gras, et eile entre dans la com-position de l'encre des imprimeurs; rendue siccative par la litharge, eile sert ä preparer les couleurspour la peinture, et on peut lui faire acquerir une tenacite teile, qu’elle remplace la gomme elasti-que dans la fabrication des instruments de Chirurgie ; eile ne peut etre utilisee pour l’eclairage. Eumedecine, eile est relächante, et peut agir conime purgative.
Le Lin purgatif (L. cathurticum, L.), petite plante annuelle ä fleurs blanches, parait posseder lanropriete qu’indique son nom, mais ä un si faible degre, que depuis Iongtemps on en a abandonnel’usage. Les autres especes se rapprochent plus ou moins du Lin usuel par leurs proprietes.
Fig. 77. — tan ü-igyne.
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