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Botanique.
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BOTANIQUE. IV,

prepare la liqueur de table comiue sous le no m de curagao. Ses fleurs servcut a preparer l’eau distil-lee, mais eiles 011 t un usage plus poetique: cousiderees comme Fembleme de la virginite, elles couron-nent le front des nouvelles mariees.Enfin, toutes les parties de cet arbre sont frequemment employeesen medecine : les fruits comme toniques, stimulants ou rafraichissants; les feuilles cl les fleurscomme calmantes et antispasmodiques. L’Oranger est une ressource precieuse pour la therapeu-tique, et on a dit avec raison que, s’il manquait ä la medecine, il serait difficile ä remplacer.

Le Limonier (Citrus meclica, L.), vulgairement Citronnier, est originaire des contrees de findesiluees au delä du Gange; il a ete transporte par les Arabes dans FAsie Mineure, l’Europe meridio-nale et le no’’d de l’Afriquc. Cet arbre est plus elance que FOranger, et ses fruits, d’un jaune clair,ä peau plus ou moins fine, sont ovo'ides et termines superieurement par un mamelon conique; ils ren-ferment ui. pulpe pleine d’un suc acide et agreable. Ce fruit, connu sous le nom de citron, est ä peupres la seu e partie dont on fasse usage. Sa saveur, due ä l’acide citrique, le rend rafraichissant parexcellencc Le suc, mele avec de l’cau et du Sucre , forme la limonadc, boisson temperante et tres-agreable, dont Fitsage est fort repandu, surtout pendant les chaleurs de Fete ; eile convient, commeForangeade, dans les irritations gastriques peu intenses. La limonade cuite est faite en versant del’eau bouillante sur un limon coupe par tranclies. On prepare aussi avec le suc de limons un siropqui a les memes usages, et du pericarpe on extrait une Iniile essentielle qui a des proprietes legere-ment excitantes.

C'to de la Medie et de la Svrie que le Citronnier a ete d’abord apporte en Grece et en Italie ; c’estpourquoi ses fruits sont appeles en latin Mala medica, Mala sijriaca. Les anciens se servaient dece fruit pour se preserver des enchantements; ils Femployaient meme dans plusicurs ceremonies re-ligieuses. Un auteur raconte qu’aux Indes les femmes qui se brülent apres la mort de leurs maristienrent des citrons en allant au bücher; cette coutume est tres-ancienne, Athenee en parle. Dans leHolstein, dit le meme auteur, les hommes maries portent un citron ä la main dans les funerailles, etles garf.ons une branche de romarin. Les Romains n’ont mange du citron que du temps d’Apicius,qui le mit ä la mode; cependant la plupart des anciens, au dire de Bomare, detestaient son odeur.Les ecoliers de FUniversite offraient jadis, au mois de juin, des citrons ä leurs professeurs. Les femmesde la cour avaient Fhabitude d’en porter sur elles, et les mordaient de temps en temps pour se par-fumer Fhaleine et se rendre les levres vermeilles.

2. BLülGEllA. Liane.

Arbres a feuilles alternes imparipennees, ä fleurs disposees en grappes terminnies. Calice ä cinqdivisions tres-petites, persistantes. Corolle ä cinq petales etales. Dix etamines alternativement lon-gues et courtes, Stigmate turbine, sillonne transversalement. Fruit cbarnu, subglobuleux, renfermantdeux graines.

3. MURRAYA. Linne .

Arbrisseaux ä feuilles alternes imparipennees, marquees de points transparents, ä (leurs disposeescn corymbe terminal. Calice äcinq divisions tres-petites, persistantes. Corolle a cinq, quelquefois äsix petales connivents, en cloche ä la base, etales au sommet. t)ix etamines, rarementonze ou douze,'ä lilets inegaux, un peu soudes ä la base en plusieurs corps. Ovaire insere sur un disque; stigmateanguleux. Fruit petit, contenant une ou deux graines.

4. COOKIA. Sonnerat. (Wahpi.)

Arbres ä feuilles alternes imparipennees, marquees de. points transparents, ä fleurs disposees engrappe terminale. Calice ä cinq divisions tres-petites, Corolle ä cinq petales etales. Dix etamines dis-tinctes, ä antheres arrondies. Ovaire un peu stipite, velu; style simple; stigmate en t6te. Fruit cbarnu,petit, ä plusieurs loges, le plus souvent ä deux, contenant cbacune une graine,

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