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Botanique.
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HISTORIE NATURELLE.

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met du petiole. Calice ä trois ou quatre divisions petites, presentant aussi en dessous deux glandcs.Petales ä onglet lineaire. Trois stigmates. Fruit capsulaire, renfle ä la base, aile au sommet.

3. HIRjEA. Jacquin.

Arbrisseaux ou arbustes souvent sarmenleux, ä fleurs disposees en panicules axillaires ou termi-nales. Calice tres-petit. Petales ä onglets longs. Etamines alternativement longues et courtes. Troisou six stigmates. Fruit capsulaire, ä dos carene, muni de plusieurs ailes simples ä la base, bifurqueesau sommet.

4. .ESCULUS. Linne . (Markossieii.)

Arbres ou arbrisseaux ä feuilles opposees et digitees, ä fleurs disposees en panicule terminale.Calice tubuleux, ä cinq lobes arrondis. Corolle ä quatre oucinq petales inegaux, lesdeux superieursplus etroits. Sept etamines declinees. Fruit capsulaire, coriace, ä trois loges (quelquefois une ou deuxpar avortement), contenant chacune deux graines (dont une avorte quelquefois) grosses, brunes, lui-santes, ä hile tres-grand.

Le Marronnier d’Inde (jE. Inppocastanum, L.), originaire de Finde, est sans contredit le plus beiarbre exotique qui se soit naturalise cbez nous; il acquiert une bauteur considerable et fait l’orne-ment de nos jardins et de nos promenades. Son bois est mou et de peu de valcur; il est employeneanmoins pour les conduites d’eau, les voliges, les planches pour caisses d’emballage, etc. Cboisid’un beau blanc et d’un beau grain, il a repu en France le nom de bois de Spa, et sert ä faire de petitsobjets de luxe, comrne boites ä ouvrage, ä tbe, corbeilles, gueridons, etc., sur lesquels on peint dif-ferents objets; maintenant, on y dessine des figures chinoises, pour imiter les meubles de laque de laChine . Il prend bien la teinture noire, et on en fabrique alors une multitude d’objets qui imitent T ei-bene. L’ecorce, astringente et febrifuge, est aussi susceptible d’etre employee dans la teinture.

Les graines sont presque entierement formees d’amidon, auquel se joint un principe amer et des-agreable; on peut cependant les en priver totalement et les rendre ainsi propres ä la nourriture deFhomme; mais les differents procedes employes dans ce but par Bon, Parmentier, Baume, ont Tin-convenient d’etre tres-dispendieux. Le meilleur parti qu’on puisse en tirer, c’est de le donner auxchevres, aux moutons, aux boeufs, aux cbevaux, qui en sont trfes-friands. On les donne surtout avecavantage aux chevaux poussifs. Ces graines peuvent cncore etre broyees et reduites en päte, et servirainsi ä nettoyer le linge ou a fabriquer une colle qui, äVaison de son amertume, eloigne lesinsectes;par l’incineration, elles donnent beaucoup de potasse.

On multiplie cet arbre en semant, au printemps, des marrons qu’on a eu la precaution de conser-ver dans du sable pendant l’hiver; il est peu difficile sur le choix du terrain et de l’exposition; il pre-fere neanmoins .une terre un peu humide, mais non marecageuse.

Comrne arbres d’ornement, les Marronniers se font surtout remarquer par la preeocite de leursfeuilles, la beaute de leur inflorescence et l’odeur agreable de leurs fleurs; ils presentent neanmoinsun grave ineonvenient dans leurs fruits epineux, dont la chute est quelquefois tres-incommode pourles promeneurs.

Les Pavia different des Marronniers par leur corolle, composee seulement de quatre petales, etleur fruit non epineux; ils s’tdevent aussi beaucoup moins haut. On les propage de graines ou demarcottes. On peut aussi les greffer sur le Marronnier; mais, dans ce cas, ils durent moins et ontloujours une forme desagreable, le sujel croissant plus vite que la greffe.

5. TRIGONIA. Aublet.

Arbrisseaux sarmenteux, volubiles, noueux, ä feuilles opposees munies de stipules. Fleurs dispo-sees en epis ou en panicules terminales. Calice ä cinq divisions-inegales. Corolle ä cinq petales in-egaux. Dix etamines, rarement plus ou moins, ä filets soudes ä la base. Ovaire, style et stigmate