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Botanique.
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BOTANIQUE.

deux levres. Etamines inserees sur les petales, tantöl au nombre de huit et diadelplies, tantot de deuxou trois seulement et libres; antheres uniloculaires, s’ouvrant par un trou terminal. Ovaire ä une oudeux loges, contenant chacune un ou deux ovules. Style simple, termine par un stigmate de formetres-varialde. Fruit capsulaire, ä une ou deux loges monospermes, s’ouvrant en deux valves qui por-tent chacune la moitie de la cloison sur leur face interne. Graine suspendue, souvent accompagneeä sa base d’un arille charnu et lobe. Embryon renverse, entoure d’un endosperme cliarnu qui man-que quelquefois.

La famille des Polygalees est une de eelles qui presentent les plus grandes anomalies dans leursymetrie. Le genre Polygala , qui en est le type, avait d’abord ete place par Jussieu dans la familledes Pediculaires. L.-C. Richard, en faisant voir que sa corolle etait veritablement polypetale, a lepremier indique la necessite d’en former une famille distincte, que Jussieu a etablie plus tard. Laforme generale des fleurs la rapproche un peu des Legumineuses , aupres desquelles la rangeait De Can-dolle, mais surtout des Fumariacees.

Les Polygalees sont des plantes d’un aspect agreable et d’un port elegant, presque toutes exoti-ques. Elle presentent en general une assez grande uniformite dans leurs proprietes medicales. Lesmedicaments qu’elles fournissent appartiennent tous ä la classe des toniques; ils sont du reste enpetit nombre. Les uns sont specialement amers ou legerement äcres, les autres, au contraire, posse-dent une astringence tres-marquee.

1. KRAMERIA Linne,

Arbrisseaux ä tiges rameuses, ä feuilles alternes, ä fleurs disposees en grappes terminales. Caliieä quatre divisions profondes et irregulieres. Corolle de quatre ou cinq petales inegaux et irreguliers.Trois ou quatre etamines libres. Ovaire ä une seule löge contenant deux ovules. Fruit globuleux, epi-neux, indehiscent. Graines depourvues d’arille et d’endosperme.

Le Krameria trianclra, L., est un arbuste ä racine rameuse et rampante horizontalement sous laterre; de la vient le nom de ratanhia, * que lui ont donne les Peruviens. Le botaniste espagnol Ruiza fait connaitre ce vegetal, originaire du Perou , et qui fournit la racine de ratanhia; celle-ci se faitremarquer par son extreme astringence, qui en fait un tonique tres-energique. Plusieurs autres es-peces, et en particulier le K. ixina, L., que Ton trouve dans les Antilles , ont des proprietes telle-ment analogues, que leur racine peut facilemenl etre substituee au ratanhia du Perou .

‘2. POLYGALA. Linne .

Plantes herbacees ou frutescentes, a feuilles entiercs, ä fleurs disposees en epis terminaux. Galice ä cinq divisions profondes et inegales, dont deux laterales plus grandes et souvent colorees. Corolleirreguliere, ä cinq petales soudes ä la base et formant deux levres. Huit etamines diadelphes. Cap-sule comprimee, ä deux loges monospermes, s*ouvrant en deux valves.

Ce genre renferme un tres-grand nombre d’espkes, dont quelques-unes seulement sont indigenes.Ges plantes, qui ont de tres-jolies fleurs, croissent generalement sur les collines et les endroits secs.Elles sont plus ou moins ameres, toniques et incisives. Ces proprietes s’observent surtout dans lePolygala amer ( P. amara, L.), ainsi nomme ä cause de la saveur qui le caracterise, et aussi, mais äun degre moindre, dans le Polygala commun ou herbe au lait (P. vulgaris, L.), jolie plante ä fleursbleues, Manches ou rougeätres, tres-abondante dans nos pres et nos bois. A haute dose, ces plantessont purgatives. On leur attribuait autrefois la propriete d’augmenter la production du lait; de lä leurnom, qui, d’apres l’etymologie grecque, signifie beaucoup de lait.

Le Polygala senega ou de Virginie (P. senega, L.), originaire de plusieurs contrees de l’Ameriquedu Nord , fournit k la matiere medicale la racine de senega, qui possede des proprietes plus activesencore que eelles des autres especes du genre. En Amerique , eile jouit d’une tres-grande reputationdans le traitement de la morsure des serpents. En Allemagne , on Pemploie avec grand succes dansle traitement des ophthalmies les plus intenses. Ghez nous, c’est particulievement ä titre d’e.xcitantqu’on en fait usage. Cette racine offre une particularite tres-remarquable au point de vue organo-